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février 2010
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Marcher droit...
pour entrer dans
l'histoire
Ghandi
face à Mountbatten, De Gaulle et
Eisenhower, Martin Luther King par
son rêve assassiné, Anouar El
Sadate seul devant la Knesset, De
Clerk, Nelson Mandela et
Desmond Tutu dans leur incroyable
refus de la fatalité... Schindler
et son combat impossible au sein
des Nazis... avec ses employés ...
Aujourd'hui, à leur portée,
Sarkozy et Kouchner ont décidé de
marcher vers Kagame au Rwanda. Ils
ont décidé de changer le regard de
la diplomatie française sur le
Rwanda, en tous cas suffisamment
pour que celui-ci les accueille à
Kigali.
Plus
qu'une révolution, c'est une
évolution déterminée. Une évolution
fragile contre les caciques de la
vieille politique française, assez
imbéciles et ringards pour s'entêter
et continuer, avec leur alliés
génocidaires, à tenter d'empêcher
cette marche par des ratiocinations
aussi abracadabrantesques que
grotesques.
Il y a du courage politique dans
cette marche... mais le plus dur
reste à faire. Quand le Président de
la France arrivera devant le
Président du Rwanda, le peuple
rwandais incrédule observera la scène
et seuls quelques français la
suivront. Il sera bien seul le
Président des Français.
Marcher droit, ce sera, à Kigali,
finir par s'arrêter, regarder Kagame
droit dans les yeux et parler aux
Rwandais. Que dira-t-il notre
Président ? Que "l'homme africain
n'est pas encore entré dans
l'histoire" ou que la France souhaite
entrer autrement dans l'histoire du
Rwanda ? Autrement qu'en soutenant un
crime de génocide ? Autrement qu'en
aidant des Rwandais à sombrer dans le
crime contre des Rwandais, par
d'improbables hypnoses stratégiques
pourtant agissantes ...
Autrement ? Comment toucher le coeur
des Rwandais avec des mots de
français, usés à la corde, reprisés,
rafistolés ? Comment montrer
sincèrement qu'on assume cette "faute
politique" et militaire et
diplomatique et financière et
médiatique et surtout morale ?
Comment marcher droit ? Deux hommes
face à face... avec deux stratégies
politiques... mais deux hommes et
rien que deux hommes pour aider un
peu l'humanité à vivre un peu plus en
paix, pour aider les militaires à
retrouver la raison face à la
déraison d'État, pour aider les
banquiers à dérouler la logique de
leurs chèques barrés, pour aider les
juges à dire ce que les enfants
n'acceptent pas... pour aider les
journalistes à continuer de corriger
les insanités trop nombreuses qui ont
été déversées dans les médias
français depuis 20 ans à propos du
Rwanda.
"Pour monsieur
Mitterrand le génocide s'inscrit dans
une logique de guerre" (Le
Monde 23 avril 1994). Ça pue la
logique calculatrice et c'est vrai...
quand on laisse faire et qu'on
soutient ceux qui le font. Pour moi
citoyen français, Monsieur Sarkozy
doit dire que le génocide des Tutsi
s'est inscrit dans une logique
d'absence de morale, dont notre pays
a été l'indigne représentant par son
armée, par ses banquiers, par ses
diplomates, par ses médias empêtrés
et par ses hommes politiques de
gauche comme de droite.
Après cela il faudra rencontrer les
rescapés, Monsieur le Président. Car
au bout de tout cela il y a ceux qui
ont perdu, à cause de tant
d'indignités, la plus grande partie
de leurs familles, de leurs enfants,
de leurs bébés, de leurs parents et
grand-parents, de leurs raisons de
vivres. Vous serez un homme devant la
souffrance des autres, infligée par
une politique d'extermination, de
désignation obsessionnelle de
"l'ennemi" et de complicités
objectives et même parfois actives.
Mais il faudra aussi rencontrer les
tueurs dans les prisons où ils
croupissent parce qu'on ne les a pas
aidés à ne pas sombrer dans les
délires de nos alliés, parce que
notre prestige aveugle et aveuglant
leur a donné l'idée fausse que leur
crime était juste.
Et puis ensuite, quand l'essentiel
aura été dit sur l'holocauste des
Tutsi, l'extermination de cette
identité meurtrière des
musungu1 par l'autre
identité meurtrière des musungu, on
pourra évoquer aussi que ce génocide
se déroula en marge d'une guerre, et
que dans cette guerre, des deux côtés
- gouvernemental et FPR - des
familles ont souffert 2...
presque toutes rwandaises, quelques
unes belges et d'autres françaises3,
et toutes victimes de la même bêtise
humaine qui anime toutes les guerres,
dont l'Occident est la championne
toutes catégories avec ses cinquante
millions de morts de la seconde
guerre mondiale et dont
Oradour-sur-Glane, Dresde et
Hiroshima nous donnent encore le
vertige. Qui sont les plus barbares
quand on regarde les chiffres et les
faits en face ?
Nicolas, il va falloir entrer dans
l'histoire de l'Afrique avec Paul.
Emmanuel Cattier
1-Musungu désigne en Kinyarwanda,
le blanc, le riche - Ce concept
"d'identité meurtrière" a été
l'objet d'un colloque à Goma en
RDC en juin 2004 : les identités
meurtrières avec le
Pole Institute
de Goma
2-Ces morts de la guerre civile
rwandaise ne sont pas à mettre sur
le même plan que ceux de
l'holocauste des Tutsi qui lui a
fait au moins un million de morts.
Ceux qui parlent de "double
génocide", continuent de
considérer le génocide des Tutsi
comme marginal et le confondent
avec la guerre civile. C'est une
erreur factuelle grave et
négationniste. Mais inversement on
ne peut pas ignorer que le FPR a
fait la guerre et que des familles
Hutu et Tutsi ont été endeuillée
dans cette guerre, avant et
pendant que les familles Tutsi
étaient exterminées
méthodiquement. L'agence des
Nations Unies pour les réfugiés a
évalué le nombre des victimes dus
à la guerre conduite par le FPR de
25 000 à 45 000 entre avril et
août 1994. (cf notre page sur les
crimes
du FPR).
3-Les
dix casques bleus belges peuvent aussi être
rangés dans les victimes du génocide dans la mesure où ils ont été
massacrés délibérément pour chasser les Belges du Rwanda et laisser la
voie libre aux génocidaires.
Pour les Français c'est plus ambigu et
peut être plus lourd de signification. Le récent rapport rwandais sur l'attentat du 6
avril 1994 montre
que c'est du camp militaire de Kanombe qu'on a tiré sur l'avion
présidentiel pour
prendre le pouvoir et déclencher le génocide. Mais ce que le rapport
rwandais n'éclaire pas c'est le rôle complet des français dans cet
attentat qui a l'aspect typique d'un attentat françafricain. Le
comportement dissimulateur des autorités françaises dans cet
attentat renforce cette hypothèse. Dans ce cas les pilotes français
auraient été abattus avec le consentement des autorités françaises et
alors qu'elles n'ignoraient rien des intentions génocidaires de leurs
alliés. D'autre part en ce qui concerne les gendarmes français
spécialistes des écoutes, assassinés à Kigali juste après l'attentat,
ils pourraient aussi être rangés dans les victimes du génocide et avoir
été tués pour les empêcher de témoigner de l'identité de ceux qui
seraient les auteurs de l'attentat selon leurs écoutes. La mort par balle de
François de Grossouvre, à l'Élysée le lendemain, est souvent citée
comme liée à cet attentat. Il serait vraisemblable qu'il aurait été opposé
à cette option terroriste. Cet événement n'est pas éclairé par le
rapport rwandais.
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18
novembre 2009
Sud-Ouest 17 novembre 2009 -
Interview de Jean-Pierre Chrétien
"Le mot
rwandais « ubwenge
» (employé par les Hutus comme
par les Tutsis) est traduit,
dans les dictionnaires, par «
intelligence, habileté,
sagesse, finesse, instruction
». Il existe d'autres mots pour
désigner le « mensonge ».
L'argument pseudo-culturel,
repris effectivement par Pierre
Péan pour imputer aux Tutsis
une « culture du mensonge »,
est un cliché colonial,
ressassé en général contre les
« indigènes ». Au Rwanda, il a
nourri le discours racial
officiel opposant «
Hamito-Sémites » tutsis et «
Nègres » hutus. Ce stéréotype
d'un autre âge sert aujourd'hui
à récuser les témoignages des
rescapés du génocide."
|
Pierre Péan
acquitté
Les
propos de Pierre Péan sont
considérés comme licites par la
Cour d'Appel de Paris. Cela
signifie que la justice française
n'aurait pas condamné la radio des
mille collines pour ses propos
racistes qui accompagnaient les
appels aux tueries, et qui
auraient donc relevé de la liberté
d'expression, mais seulement, peut
être, pour ses appels aux tueries.
Mais
nous savions déjà que l'armée
française n'avait pas fait taire
cette radio pendant l'opération
Turquoise, alors qu'elle émettait
dans sa zone, et il n'y a aucune
raison sociologique que les juristes,
qui appliquent les lois de la
République, aient plus de sens
citoyen que les autres composantes de
la République. Les Tutsi sont morts
de l'indifférence de la "communauté
internationale". Cette décision
confirme que cette indifférence est
bien enracinée dans la culture et les
pratiques culturelles des pôles
dirigeants français, ce que nous
avions déjà observé.
E.C. 18 novembre 2009 - 15 h 30
Voir aussi
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8
octobre 2009
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Dossier Noir de Survie n°23 :
Que fait l'armée française en
Afrique?
Que fait
l'armée française en Afrique ? Et
de quel droit s'y trouve-t-elle
encore aujourd'hui ? Si l'on en
croit les discours officiels, elle
n'y aurait plus depuis longtemps
que des missions humanitaires et
de maintien de la paix. La page du
néocolonialisme et de la
Françafrique aurait été tournée en
même temps que finissait la guerre
froide. Ce Dossier noir
examine, à travers de nombreux
exemples concrets, la réalité de
cette présence depuis deux
décennies.(...)
Sortie
le 23 octobre 2009
Vous pouvez le commander
directement auprès de Matthieu
Vanpeene :
matthieu.vanpeene(a)survie.org ou
auprès du groupe local le plus proche
de chez vous. Edition Agone, 480
pages, 18 ¤.
>>> Lire
la suite sur le site de Survie
France
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3 août 2009
-
Au
Rwanda, le Tutsi est
menteur et la femme
Tutsi est une espionne,
explique Pierre Péan
-
Condamnation
requise en appel pour
Pierre Péan
Le nouvel Obs 11
septembre 2009
-
Pierre
Péan en appel pour le
Rwanda
Libération 11 septembre
2009
-
Dossier
Péan dans La Nuit
rwandaise N°3
-
Procès
Péan : le discours de la
méthode
-
Le Soir 9 septembre 2009
Deux rapporteurs, l'un
belge et l'autre français
(Brana
et Destexhe), des
deux rapports
parlementaires belges et
français, ont écrit un
texte ensemble pour
dénoncer la légèreté de
l'enquête de Pierre Péan
et sa reprise du discours
des génocidaires
Extraits :
"Tout d'abord, la logique
qui structure
Noires
fureurs, blancs
menteurs
, qui veut rendre les
victimes du génocide, les
Tutsis, responsables de
ce génocide, est non
seulement fausse, non
seulement infâmante pour
les victimes, mais
également en totale
contradiction avec toutes
les études sérieuses et
les conclusions des
travaux longs, précis,
complexes, de la Mission
d'information du
Parlement français et de
la Commission d'enquête
du Sénat belge." [...]
"Pierre Péan adopte une
grille de lecture faite
de fantasmes et de
clichés racistes. Notre
travail au sein des
Commissions
parlementaires de
Belgique et de France est
formel : ces citations
font écho à la grille de
lecture raciste qui a
structuré la pensée et
permis le passage à
l'acte des génocidaires,
faisant plus de 800.000
victimes entre avril et
juillet 1994."
AFP 9 septembre 2009
-
Elie Wiesel : "Moralement
déplorable et historiquement
regrettable"
-
NouvelObs 9 septembre
2009
-
Le
négationnisme français
-
Pierre Péan et Claude Durand
au tribunal
correctionnel
-
De la
culture du mensonge, au
Rwanda et ailleurs
-
Protocoles des sages de
Sion
-
Le mythe
hamite
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Pierre Péan jugé
en appel pour "diffamation
raciale et incitation à la haine
raciale"
Début septembre (9-10
septembre) Pierre Péan sera devant
la Cour d'Appel de Paris pour
"diffamation
raciale et incitation à la haine
raciale", sur plainte de
SOS racisme et d'Ibuka contre les
propos de son livre "
Noires
fureurs, blancs
menteurs". Si, malgré
l'avis de la procureure, Anne
de Fontette1,
Pierre Péan a été acquitté en
première instance, ses propos
sur les Tutsi, sont la copie
conforme de ceux que le Hutu
power a utilisés dans ses
médias pour déclencher et
entrainer la population
rwandaise dans le génocide.
Rappelons à ce sujet le
"procès des médias de la
haine" au Tribunal pénal
international pour le Rwanda
et le livre Les
médias du génocide
(Karthala) dirigé par
Jean-Pierre Chrétien à la
demande de l'UNESCO.
Benjamin Abtan, ancien Président
des étudiants juifs de France,
cité comme témoin, avait quant à
lui fait une comparaison édifiante
entre le texte de Péan et celui de
Mein
Kampf de Hitler... il
suffisait de remplacer "Tutsi" par
"Juif" dans le livre de Péan et
réciproquement dans l'autre
livre... Pierre Péan avait craqué
en plein procès, mais n'avait pas
réussi à vraiment pleurer selon
les témoins2. Comédie
ou prise de conscience ?
La France
semble pusillanime pour dénoncer
les visions ethnistes sur le
Rwanda et les discours qui
entretiennent la haine raciale
entre Hutu et Tutsi. C'est simple,
on s'en fiche, on ne voit pas le
problème ou, plutôt, l'approfondir
obligerait à prendre en compte la
complicité française dans le
génocide. On referme prudemment la
boite... Védrine y encourage
systématiquement en arguant de
notre fanatisme marginal.
Une relecture des journaux à la
parution du livre de Péan montre
pourtant que la presse ne s'y est
pas trompée. C'est un livre
scandaleux qui a été reçu comme
tel par la majorité des
journalistes.
Alors pourquoi le procès de
première instance contre Péan
a-t-il été un tel échec ? Cet
échec est attribuable d'une part à
la mauvaise qualité de la défense
contre les accusations du livre de
Péan et d'autre part à l'imbroglio
des relations entre SOS racisme et
les acteurs du procès.
On sait que SOS racisme copine
étroitement avec Julien Dray, un
mitterrandien incontestable et peu
enclin à dénoncer la France en
1994, actuellement impliqué avec
l'association dans une affaire
judiciaire très médiatisée. Est-ce
finalement un hasard temporel ?
Rien n'interdit de se poser la
question quand on connait les
capacités manipulatrices de nos
services. Pour pimenter le tout,
Pierre Péan lui même a parrainé
SOS racisme et défend ardemment
François Mitterrand, son staff
élyséen et l'armée contre des
accusations de complicités dans le
génocide des Tutsi. Mais, selon un
témoignage que j'ai entendu de la
bouche de Fodé Sylla, ancien
président de SOS racisme, lors
d'un débat dans une conférence au
Parlement européen de Strasbourg
en 2004, il serait allé avec des
responsables de cette association
au Rwanda en plein génocide contre
l'avis des Mitterrandiens qui leur
dépeignaient alors, plus grave que
le génocide en cours (!), un
Kagame "Khmer noir" et
infréquentable, qui à l'époque
était pourtant le seul à combattre
concrètement les génocidaires.
Fodé Sylla n'a pas toujours fait
preuve ensuite d'indépendance
d'esprit en matière de
Françafrique, mais son témoignage
est recevable car une de mes
connaissances l'a rencontré en
juin 1994 à la frontière
ougando-rwandaise 3.
Dominique Sopo, président actuel
de SOS racisme, fait-il preuve
d'une belle indépendance
d'esprit... ou les socialistes
mitterrandiens se servent-ils de
lui pour tenter de tuer toute
critique de Pierre Péan, et de la
complicité de la France dans le
génocide des Tutsi, par un procès
embrouillé ?
La
plus grande erreur, très
tentante, serait d'enfoncer
ce procès dans les errances
de Pierre Péan et du juge
Bruguière sur le sujet de
l'attentat contre
Habyarimana. Ce serait
tentant, car c'est aussi un
des sujets du livre et car
l'actualité récente a montré
à quel point cette affaire
avait été montée de toute
pièce par le juge Bruguière
et popularisée par Onana,
Smith et Péan. Les principaux
témoins, et notamment le
principal, Ruzibiza, a
raconté comment son
témoignage a été fabriqué par
les services français et sa
complaisance et l'a
maintenant clairement
démenti. Le deuxième témoin
Ruzigana, qui ne parle pas
français, a implicitement
accusé Bruguière de
forfaiture en affirmant, dès
le lendemain de la
publication de son
ordonnance, que le juge a
écrit le contraire de ce dont
il témoignait. Le principal
traducteur de Bruguière est
de la mouvance des
génocidaires 4.
C'est donc tentant de
s'enfoncer dans ce boulevard
contre Péan, mais ce n'est
pas le sujet. 5
Non le sujet est beaucoup plus
grave que le problème de
l'attentat. C'est l'objet de la
plainte :
"diffamation raciale et incitation
à la haine raciale". Et tant
qu'à faire des efforts pour cerner
le sujet, il ne s'agit pas d'abord
de l'antisémitisme, mais de la
haine contre les Tutsi. Si l'on
peut faire un parallèle avec la
haine des Juifs, cela ne doit
rester qu'un parallèle, quelle que
soit sa pertinence. L'essentiel
est ce qui a conduit au génocide
de 1994 et qui est repris sans
critique et sans vergogne par
Pierre Péan dans son livre
incriminé.
Ce qui est en cause c'est son
astuce rédactionnelle qui consiste
a reprendre, sans les relativiser,
les propos racistes de
personnalités très contestables.
Il les présente comme crédibles
alors que leurs propos sont
scandaleux d'une part et que
d'autre part une bonne
connaissance du Rwanda et des
personnes citées montre toute
l'absurdité de cette thèse. Pierre
Péan évite de faire un parralèle
entre ces propos scandaleux et
ceux des génocidaires...
L'important pour lui est
l'agencement de sa rafale
médiatique par la juxtaposition
astucieuse de propos importés,
pour les seuls besoins de
justifier l'engagement français
mais qui, sans aucun scrupule,
réhabilitent au passage
l'idéologie du génocide. C'est
absolument inacceptable...
Rares sont les avocats qui ont
une vraie connaissance des
événements du Rwanda. Il est
dommage aussi qu'en premier
instance ils n'aient pas exigé du
Président qu'il recentre les
débats. Pour donner du corps à
cette plainte je vous laisse lire
ci dessous le blog de Kagatama,
rescapée rwandaise vivant en
Europe. Elle a écrit ce texte un
mois avant le procès de premier
instance. Ne pas comprendre cette
analyse du livre de Péan par
Kagatama conduirait à
l'indifférence à la haine
raciale... et contribuerait à
l'acquittement de Pierrre Péan, ce
qui serait particulièrement
scandaleux.
Emmanuel Cattier
1 « On peut écrire sur le
Rwanda. On peut écrire toute
chose, mais pas n'importe quoi
ni n'importe comment »
Anne de Fontette, procureur.
LIre
aussi
3 Un lecteur me signale
l'article collectif
"Rwanda:
La bataille de la vie"
(dans Le Monde du 6
juillet 1994, p. 2.) d'Harlem
Désir, Didier Lecomte, Claude
Soussi, Fodé Sylla. Extrait :
"Ainsi, depuis 1990 au
moins, dans un Etat
d'Afrique, les meurtriers de
civils et d'enfants sont
restés impunis. La France a
apporté son matériel et son
savoir-faire pour équiper et
entraîner l'armée rwandaise.
Que les casernes fussent
aussi les lieux
d'entraînement et
d'endoctrinement des milices
n'était pas son problème.
Mais quel pouvait bien être
le sens du soutien apporté
par notre pays à ce régime ?
Quelle mission a accomplie
le pays des droits de
l'homme en sauvant en 1990,
avec quelques hélicoptères
armés de roquettes, une
dictature "génocidaire " ?
Comment a-t-on pu feindre
d'ignorer les rapports
accablants d'organisations
internationales de défense
des droits de l'homme sur
les massacres de masse
organisés ces dernières
années par les autorités
rwandaises ? Où étions-nous
ensuite, pendant ces
terribles journées d'avril
dernier, quand tout a
basculé ? Nous sommes
partis, laissant les civils
aux mains des purificateurs
ethniques.
Aujourd'hui, l'armée
française revient. Sa
présence ne peut être
qu'incomprise, suscitant
méfiance d'un côté et
enthousiasme ambigu de
l'autre, chez ceux qui
saluent son arrivée comme
celle des " Hutus blancs "
et croient revenu le temps
du soutien à leurs
exactions. Pendant ce temps,
la Mission des Nations unies
pour l'assistance au Rwanda
ne dispose que de treize
véhicules blindés, dont
trois seulement en ordre de
marche, capables de
transporter des troupes, des
réfugiés ou des blessés en
sécurité. En tant que membre
du Conseil de sécurité,
n'avions-nous pas d'abord le
devoir de donner au général
Dallaire le matériel et le
mandat nécessaires à
l'accomplissement de sa
mission de protection des
populations civiles ?"
4 Fabien Singaye, gendre de
Félicien Kabuga recherché par
le TPIR, reconnait être
traducteur du Juge Bruguière,
mais, selon lui, il n'aurait
pas traduit les propos des
principaux témoins qui se sont
rétractés, Ruzibiza et
Ruzigana. (Cf Le Soir du 9
juillet 2009)
5 Depuis la publication de cet
article un nouveau "témoin de
Bruguière" a contredit
l'interprétation de ses propos
par Bruguière :
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7 avril 2009
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Ibuka !
Souvenons-nous
de la souffrance des Tutsi. Et
nous citoyens français,
souvenons-nous que notre pays fut
un soutien essentiel de ce
génocide parla faute de nos
autorités politiques,
diplomatiques, économiques et
militaires. Une faute del'État
français, soigneusement cachée aux
citoyens. Patrick de Saint
-Exupéry, journaliste dontles
articles dans Le Figaro furent
essentiels à la prise de
conscience citoyenne, vient
derééditer "l'inavouable" sous un
nouveau titre, "Complices de
l'inavouable", qui désigne sur
sacouverture le nom de complices
français. Un long avant-propos
commente certains passages du
livreet des évolutions survenues
depuis la première édition.
Nous attendons avec intérêt
de savoir si les complices ainsi
désignés vont avoir le courage de
seplaindre en diffamation. Ils ne
peuvent pas faire autrement... il
y aura donc un procès quipourra
enfin faire avancer les choses...
Citoyens
européens, souvenons nous de
la Shoah, dont la genèse
intellectuelle fut européenne et
non spécifiquementallemande.
Le brain storming européen du
dix-neuvième siècle sur la
"raciologie" fut le berceaudu
nazisme et du hutu-power. En effet
la culture européenne a aussi
dicté la lecture raciale,ethniste,
de la société rwandaise, tordant
au début du XX ième
siècle desstructurations
qui étaient seulement
sociales : les Hutu, les Tutsi et
les Twa n'étaient que
descatégories
socio-professionnelles. Tout ce
que l'on a brodé autour, fût bien
souvent des torsionspour justifier
une théorie de l'histoire de
l'Afrique, dont on n'a pas la
preuve scientifique,par des
fouilles archéologiques, par
l'étude de la langue rwandaise, ou
par d'autres
moyensd'investigation. Sans doute
le Rwanda a-t-il connu des
échanges de populations avec les
régionsvoisines, mais dans quel
sens, à quelles époques et
lesquels ?
Les "savants" européens du XiX
siècles ont imposé des hypothèses
comme des vérités,
Lesmissionnaires et les
colonisateurs s'y sont laissés
enfermer quand ils n'en étaient
pasles promoteurs. Plus d'un
million de Tutsi en sont morts en
100 jours quelques décennies
plustard.
Des Rwandais avides de pouvoirs
et de revanches sur les méthodes
de colonisation, chaperonnés
parl'Église catholique, où se
mélangèrent pêle-mêle mauvais
inspirateurs, apprentis sorciers
auservice de l'État belge et
paternalisme aveugle, ont préféré
stigmatiser une minorité
plutôtque de dénoncer le
véritable ennemi du Rwanda : le
colonisateur. Ce sont des Rwandais
qui ontdéclenché le génocide 30
ans plus tard, c'est clair, mais
nous, européens, les avons gavés
demensonges et d'à priori
coloniaux introjetés dans la
culture rwandaise, comme dans
notre propreculture.
Citoyens européens souvenons-nous
de nos erreurs, de nos fautes, de
notre responsabilité àl'égard des
Rwandais. Nous ne les avons jamais
véritablement aidés... Nous les
avons entrainésdans nos propres
errements.
Emmanuel Cattier
lire aussi : mon
intervention à Berlin pour la
CEC
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5 avril
2009
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La chorégrahie
politique entre deux rives et la
lâcheté exécutive sur les
trottoirs
Ce
qui s'est passé samedi matin à
Strasbourg me plonge dans une
division intérieure grave.
Certes c'est un problème
personnel et le psychanalyste
Jung expliquait que la névrose
serait une tentative de
solution personnelle d'un
problème collectif. Tant pis.
J'ai été
très sensible à ce symbole du
Président français marchant, entre
la France et l'Allemagne, vers ses
homologues del'OTAN et revenant
avec eux pour les amener chez nous
à pied, sous les fumées bleus et
blanchesde la patrouille de
France. On voyait des chef d'États
et de gouvernements détendus qui
marchaient ensemble... à part le
trublion de la botte qui a voulu
montrer à son électorat, qui aime
ses bravitudes, qu'il s'en fout.
Mais il n'y avait aucun
strasbourgeois sur place, que la
télé ! C'est nul !
Et puis nos chefs s'entendent
pour faire vivre une alliance
militaire contre personne depuis
lachute du communisme puis contre
le terrorisme depuis le "11
septembre". La chorégraphie
neva-t-elle pas virer à des
désastres ?
J'entendais depuis chez moi les
"pimpons" qui s'excitaient dans
les rues de Strasbourg. Le"cirque
sécuritaire". La chorégraphie
politique a demandé toute la scène
à Strasbourg. Leprésident français
pourra-t-il reprocher aux
Français, comme il l'a fait aux
Africains, de ne pasêtre entrés
dans l'histoire ?
Peut-on espérer des
éclaircissements de la part
d'Obama en Turquie demain ?
Va-t-il sortirl'occident de
l'enfermement dans lequel il fut
enfermé à double tour par son
prédécesseur ? Après la
chorégraphie sarkozienne, ce sera
l'heure du funambule tendu entre
les extrémismes de
deuxcivilisations...
Mais le pire ce sont les infos
qui me parviennent de la ville. On
a empêché les manifestants
desuivre le trajet convenu avec
une très grande mauvaise foi. On
dit oui avant, on dit non
ensuite.On voit arriver un groupe
de plusieurs milliers de
manifestants. On leur propose de
les laisserpasser... puis on les
morcelle, puis on les refoule.
Bref une stratégie du mensonge
permanant de la part des
autorités.
Qu'est-ce que cela veut dire...?
il n'y avait personne sur les
trottoirs pour acclamer Obama...ou
Sarkozy... les Strabourgeois se
sentaient dépossédés de leur
ville. Ils ne sont pas
sortis.Sarkozy veut-il une société
désertique ? Qu'est ce que c'est
que ces dirigeants qui ne se
sentent à l'aise que loin des
foules ? Des trouillards ?
EC
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30 mars
2009
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Strasbourg KO
!
L'OTAN
est une machine de guerre. les
Strasbourgeois peuvent en témoigner.
Seule différence avec la guerre, le
théâtre des opérations a donné le
programme. Les spectateurs vont être
bloqués à Strasbourg pour que les
exécutifs puissent s'exécuter. Le
paon va sortir ses plumes.... les
Strasbourgeois, sans doute aveuglés,
ne verront que des barrières
métalliques, des flics à tous les
coins de rue - ils sont déjà là
faisant "pimpon" au moindre papillon
qui s'aventure, traversant la ville
comme dans les films à deux fois la
vitesse autorisée avec des charrettes
poussives et surchargées qui
vrombissent comme des alambics, de
vrais veaux de ville américains. Eux
aussi ils s'y croient. Ils me font
penser à mon fils, qui a six ans,
quand il s'empare de l'épée de
chevalier qu'il s'est fabriquée avec
un manche à balais. Et impossibilité
d'aller chez son médecin ou son
dentiste. Le mien est à 50 mètres du
Palais de la musique, je
n'ai pas intérêt à avoir une
rage de dents ces-jours là !
Quelle
mouche a donc piqué cette
trentaine de chefs d'état à
vouloir se réunir au nom d'une
simple alliance militaire contre
un ennemi terrassé depuis 20 ans
et dont les képis
immaculés auraient largement
suffit pour l'atterrissage des
drones ? A quoi jouent-t-ils ? A
quoi se la jouent-ils ? Au delà de
cette paranoïa sécuritaire
aggravée, on se demande où est
passée la démocratie.
S'imaginent-ils que les foyers
talibans vont être impressionnés
par un tel raout ? Ces
talibans ont-ils seulement la télé
pour se laisser impressionner ? En
fait ils font plaisir aux
militaires... C'est le bonus des
militaires !
Pour nous, la preuve est faite :
partout où les exécutifs s'en
mêlent, c'est souvent le blocage.
Ils sont d'une incompétence
caractérisée.
Le plus étrange sera le
contre-sommet : il rassemble tous
ceux qui se sont réjouis de
l'inespéré, l'élection d'Obama qui
vient en Alsace dont il est
originaire par un de ses aïeuls.
Comme première visite de famille
ce n'est pas très malin. Les
contre-citoyens vont faire le vrai
spectacle, puisque le théâtre des
opérations, pas très honnête, n'a
rien prévu pour les
Strasbourgeois, si ce n'est d'être
spectateurs de leur blocage *. En
espérant que cela ne soit pas
l'occasion de dérapages
dramatiques.
Oh temps suspends ton vol et
prends ton drone ailleurs !
Emmanuel Cattier
* Des militants de Survie
Bas-Rhin vont participer au
contre-sommet
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7 mars
2009
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Congo-Rwanda,
premier coup diplomatique d'envergure
del'équipe Obama
Un article majeur de Collette
Braeckman, nous donne enfin une
ouverture sur les
retournementsponctuels qu'on observe
à propos des Grands lacs africains
depuis quelques semaines.
Dès avant sa prise de fonction,
Obama et son équipe, ont changé la
donne entre le Rwanda, la RDCet
l'Ouganda.
Lisez Collette Braeckman,
Congo-Rwanda: le
premier succèsdiplomatique de Barack
Obama :
"Avec
effusion, des officiers
congolais prennent congé de
James Kabarebe, le chef d'état
major rwandais, hier encore
considéré comme l'ennemi numero
un. Des journalistes rwandais
invités à Goma fraternisent
avec leurs collègues congolais.
Les deux pays vont échanger des
ambassadeurs, normaliser leurs
relations. Et surtout, le
Rwanda garde en détention
Laurent Nkunda, séquestré dans
une résidence de Gisenyi,
tandis que les Congolais
assurent aux combattants hutus
qui campent sur leur territoire
depuis quinze ans que « le
temps de l'hospitalité est
terminé » et qu'ils sont bien
résolus à les forcer au retour.
Même si les opérations ne sont
pas terminées, 1300 combattants
et 4000 civils ont déjà été
rapatriés au Rwanda et chaque
jour le HCR enregistre de
nouveaux candidats au retour."
"Ce
virage à 180 degrés, qui permet
enfin d'espérer le retour de la
paix dans les Grands Lacs, n'a
pas fini de surprendre les
Européens et il passera
peut-être à l'histoire comme le
premier succès diplomatique de
Barack Obama.
En juillet 2008, les signes
annonciateurs d'une nouvelle
guerre se multiplient : les
hommes de Nkunda se sont
retirés du processus de paix, à
Kinshasa les Tutsis dénoncent
l'exclusion dont ils seraient
victimes. Une délégation de la
société civile congolaise
décide alors de se rendre à
Washington et de tirer les
leçons de l'échec patent des
processus en cours : la «
tripartite plus », la «
facilitation internationale »,
la conférence sur la sécurité
dans la région des Grands Lacs.
Prenant la température
politique des Etats Unis, où
les chances de succès d'Obama
augmentent, les Congolais
prennent alors contact avec le
staff du candidat démocrate.
Bientôt rejoints par Mgr Maroy,
l'archevèque de Bukavu, ils
s'entretiennent longuement avec
un certain Emmanuel Rahm, qui
deviendra chef de campagne puis
directeur de cabinet d'Obama,
avec John Swain, ancien
conseiller politique à
l'Ambassade US de Kinshasa,
chargé des affaires africaines
au Département d'Etat, avec un
représentant de l'USAID, sans
oublier Howard Wolpe, ancien
envoyé spécial de Bill Clinton
pour les Grands Lacs. Les
représentants de la société
civile dénoncent les violences
faites aux femmes, la reprise
de la guerre qui semble
imminente, ils soulignent le
pillage des ressources et
rappellent que le site de
Walikale ne contient pas
seulement du coltan, mais qu'on
y trouve aussi de l'uranium
tandis que la mine de Lueshe
contient d'importants gisements
de niobium, qu'on appelle aussi
« pyrochrore ». Ils soulignent
la menace que représenterait
une « somalisation » de l'Est
du Congo, qui pourrait tomber
aux mains d'intérêts mafieux et
relèvent que lors de plusieurs
interviews, et notamment dans
le documentaire de Patrick
Forestier : « du sang dans nos
portables », sorti en décembre
2007, Laurent Nkunda a déclaré
« j'ai des Arabes avec moi ».
Surpris, les Congolais
découvrent des interlocuteurs
très informés. Emmanuel Rahm
leur rappelle que le sénateur
Obama, qui suit de près la
question déjà envoyé quatre
documents au Sénat américain à
propos du Congo et adressé une
lettre à Condolezza Rice sur la
question de la guerre et des
violences sexuelles dans ce
pays."
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5 février
2009 Ce que j'ai vu au
Rwanda
"Dans son dernier ouvrage,
le Monde selon K., Pierre Péan me
cite à plusieurs reprises. Je
tiensà préciser ici qu'il le fait
de manière totalement erronée.
S'il ne s'agissait pas de faits
aussigraves (le génocide des
Tutsis du Rwanda de 1994), je me
serais abstenu de le
releverpubliquement." Jean-Christophe
Klotz -
Libération14/04/2009
A propos de Bernard Kouchner
surnotre site
Le Monde selonP. :
Puant !
Billets d'Afrique et
d'ailleurs
n° 178 mars 2009
La réponse masquée de Péan à
Gouteux... toujours le Rwanda,
contrepression sur Colombani.Cliquez
sur une couverture pour comparer les
titres et sous-titres.
2000
février 2003
|
La guerre
psychologique existe...
Quand
j'entends Kouchner dire
"C'est
tout de même extraordinaire
qu'il ait rencontré tant de
gens sauf moi" Vous trouvez
cela normal ? C'est un livre
entièrement à charge mais sans
le début d'une preuve contre
moi.", je peux attester
que de la même manière Péan a
écrit un livre dont il
consacrait un bon tiers à
Jean Carbonare, l'association
Survie et ses satellites....
sans les avoir jamais
rencontrés. De même, dans ces
deux livres, il parle
abondamment du Rwanda sans y
avoir jamais mis les pieds. Et
toute une bande "
d'idiots
utiles"1
dans les médias continuent
régulièrement d'entretenir sa
réputation usurpée de
journaliste d'investigation
et l'idée que ses
enquêtes seraient
incontestables.
Pierre
Péan est un imposteur et un
trompeur, un fabricateur de
prismes médiatiques, un
manipulateur d'opinion. Ce dont il
nous accuse précisément
parce nous luttons contre
cela. Il ne dévoile pas ses
"sources",mais ce sont celles qui
tournent autour de la France
criminelle de la Françafrique, de
la France complice du génocide des
Tutsi et des coups d'États
françafricains qui ensanglantent
l'Afrique depuis 60 ans. Péan fait
toujours semblant, pour tromper.
Avec qui s'en est-il pris au
journal le Monde ? Avec Cohen qui
ensuite a sévi au magazine
Marianne, qui, par hasard, est le
plus négationniste de la
complicité de la France dans le
génocide au Rwanda. Pierre Péan a
probablement fait pression sur
Colombani pour tenter d'obtenir
qu'il continue de soutenir cette
complicité.... précisément après
le livre de Gouteux, "
Le
Monde un
contre-pouvoir
",
dont il a repris des
similitudes de présentation
et de titre pour le sien. De
même son livre sur le Rwanda,
" Noires
fureurs, blancs
menteurs" paru en
novembre 2005, reprend une
analogie avec "Noir
silence", de François-Xavier
Verschave et répond
clairement à notre Commssion
d'enquête citoyenne, qui
s'est tenue en mars
2004, et dont le rapport
est paru en février 2005.
Pierre Péan est une éponge
médiatique qui essuie ce qui
menace la Françafrique. C'est
devenu son métier - probablement
en partie à cause de nous. Ce
qu'il raconte c'est ce qu'il a
ramassé, mélangé-collé, sur son
éponge puante de technicien de
surface médiatique.
C'est une ligne continue chez
Péan. Derrière tout cela il y a
très probablement une frange de
l'État-major français et un noyau
dur de "hauts"-fonctionnaires des
ministères de la défense, de
l'intérieur et des affaires
étrangères. Je n'en ai pas la
preuve, mais je vois la couleur
des mots marqués par le même
colorant idéologique, les mêmes
chaînes d'ADN médiatique, le même
vocabulaire nauséabond, les sujets
choisis... : même le choix de
faire un livre sur la tragédie
vendéenne, après le Rwanda, n'est
probablement pas un hasard
idéologique et historique de la
part de Péan. Gracchus Babeuf
avait qualifié de "populicide"
cette période sombre de notre
histoire qui montre ce dont est
capable notre République à
l'intérieur comme à l'extérieur.
Ce noeud de vipères a peur du
rapprochement entre Paris et
Kigali qui lui donnerait tort
définitivement et pourrait même
faciliter son appel devant les
tribunaux. C'est pour cela que
Péan attaque Kouchner et il le
dit. Péan veut la guerre avec le
Rwanda.
Kouchner n'est-il pas criticable
pour autant ? Je préfère mille
fois la critique approfondie de
Kapler et Morel, beaucoup plus
grave et beaucoup plus
assise 2,
que les insanités du caniveau
politique de Péan.
Dans son caniveau sont déjetés,
des crachats d'extrême droite et
du caca de "hauts"-fonctionnaires,
aussi indéboulonables
que venimeux, tirant les
ficelles de médias, syndicats et
partis interposés, qui votent
à gauche et pissent à droite,
votent à droite et cognent à
gauche... toujours mélangeant
leurs intérêts publics et privés
dans le sens de leur survie
personnelle. Ils prennent la
France en otage depuis des
décennies et se transmettent le
flambeau avec le même immoralisme
qui a fomenté tous les crimes de
la République. Péan est le
complice objectif de ces
criminels.
A quand une enquête sur Pierre
Péan ? Quel est son véritable
métier ? 3
E.C.
1. "Idiots utiles"
expression du député des
Yvelines Jacques Myard, membre
de la mission d'information
parlementaire sur le Rwanda en
1998 et, reprise par Péan, pour
qualifier les militants du
" Cabinet
noir du FPR en
France"... c'est à dire
nous, Survie !
2. Voir sur la page de
notre lien ci-contre
3. La revue
La Nuit
rwandaise N°3 propose un
dossier consistant sur
Péan. Voir aussi
l'article de
Jean-Christophe Klotz
ci-contre.
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17 janvier
2009
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La France
d'en-haut et notre
sous-France
Le
secret d'État a un sens quand il
s'agit de protéger la vie de
citoyens français. Il devient une
complicité de génocide quand il
s'agit de protéger une complicité
de génocide.
La Direction Centrale du
renseignement intérieur vient de
se rendre complice du génocide des
Tutsi en protégeant des officiels
français d'un document de l'armée
française montrant que le
Colonel Poncet avait reçu l'ordre
de canaliser les journalistes pour
qu'ils ne voient pas qu'il avait
aussi reçu l'ordre de refuser
d'évacuer les Rwandais pendant
l'opération Amaryllis et surtout
que des soldats
français n'intervenaient pas
quand des Tutsi se faisaient
massacrer sous leurs yeux...
C'est
écrit entoute lettres
dans son rapport que
je ne suis pas censé
connaitre : pensez,
j'avais eu l'idée
d'imprimer la
Convention pour la
prévention et la
répression du crime de
génocide, adoptée par
l'Assemblée
Générale de l'ONU
en décembre 1948, à
Paris précisément, et
d'agrafer en annexe de
ce document le rapport
Amaryllis de Poncet,
dont j'avais paraphé
chaque page et mis le
commentaire suivant
sur sa page 4 :
"la
hiérarchie doit être
mise en
examen". Quand
j'ai présenté ce
document à
l'enquêteur, il a
pâli. Il n'avait pas
le droit de le
montrer. Il a donc
détaché le rapport de
Poncet, l'a mis dans
une première
enveloppe, tamponnée
"secret défense" que
j'ai du signer pour
attester qu'il avait
bien mis ce document
dans l'enveloppe, puis
placé cette enveloppe
dans une deuxième
enveloppe banalisée,
que j'ai du également
signer pour la même
raison. Et ce n'était
qu'une copie ! C'est
donc l'original de ma
volonté que la
hiérarchie soit mise
en examen qui est
désormais classé
"secret défense" !
Ils m'ont menacé des
pires ennuis
juridiques, moi et ma
famille, si je
maintenais sur le site
de la CEC ce document
que j'avais mis en
ligne il y a un an. En
même temps ils étaient
très embarrassés. Ils
ne voulaient pas de
vagues. Ils m'ont
raccompagné chez moi à
quatre en voiture
banalisée pour
vérifier que
j'effaçais bien le
document du site de la
CEC et de mon disque
dur. Ils ont été d'une
discrétion totale, ils
ont dit poliment
bonjour à ma femme
après m'avoir
conseillé de dire
qu'ils étaient des
collègues
informaticiens qui
venaient chez moi (ce
que j'ai oublié de
dire en arrivant...)
et en
partant l'un
d'eux à même dit, un
peu amer, quelque
chose comme
"les
Tutsi ont sans doute
vécu des choses
horribles, mais nous
nous faisons notre
métier".
Le tout a duré quatre
bonnes heures le 14
janvier 2009. Ils
voulaient tout savoir
de la CEC, si c'était
bien moi qui avait mis
le document en ligne,
qui me l'avait donné,
(mille fois demandé
mais hélas pour eux je
ne me souviens pas
comment je l'ai eu. Je
n'ai pas du me rendre
compte tout de suite
de son importance (je
ne lis pas toujours
tout de suite ce que
l'on me donne) et
pendant longtemps je
me suis demandé s'il
était authentique. Ils
voulaient aussi savoir
si j'avais des
relations continues
avec des officiels
rwandais pour évaluer
sans doute
aussi mon degré
de satanisation !
Heureusement pour moi,
quand je vais au
Rwanda, Kagame ne
m'invite jamais à
prendre le thé...
L'Etat français oublie
que Kagame est un
général d'armée et moi
un objecteur de
conscience ! Lui un
Président de la
République d'un pays
meurtri et moi un
simple citoyen d'un
pays orgueilleux qui
refuse de s'excuser !
|
Sachant que ce
document classé
"confidentiel défense" ne
pouvait être utilisé dans
des procédures juridiques
je n'avais aucun espoir
que ma résistance
solitaire aboutisse. Tous
les membres de la CEC
sont ailleurs en France.
La DCRI m'avait téléphoné
deux jours avant en me
prévennant qu'il ne
s'agissait que de ce
document. Alors que la
population française se
montre souvent insensible
au contexte politique de
ce génocide, je ne
pouvais espérer un
mouvement d'opinion pour
me soutenir dans une
telle résistance
ponctuelle. D'autre part
ce document est un
maillon parmi beaucoup
d'autres qui montrent la
complicité française dans
le génocide. Enfin
supprimer une copie
électronique, ce n'est
pas rendre un document
original. Le document
original est entre les
mains de l'Etat. Ils nous
a ainsi montré que cette
copie est authentique.
D'autres personnes en
France et dans le monde
ont pu télécharger ce
document pendant un an...
il reste donc productible
en tant que copie
authentique devant une
juridiction étrangère...
même s'il est effacé de
mon disque dur et de
notre site internet. Je
peux en témoigner.
Finalement l'Etat
français est bien
avancé. Ils nous a
fait un coup de pub,
car les français sont
très friands
d'anecdotes de ce
genre et il n'est pas
au bout de ses peines
à vouloir étouffer la
vérité.... Simplement
nous allons
devoir nous armer
de patience car la
bête immonde refuse
encore de plier
l'échine, et elle a
toujours beaucoup de
serviteurs zélés qui
se sentent mieux avec
son souffle rauque que
loin de sa tiédeur
pestilancielle.
Peut-être faudra-t-il
aussi trouver des gens
plus
courageux que moi
et ma famille pour
aller plus loin. Il
faudra aller plus
loin. Moi je me suis
engagé à ne plus
diffuser ce
document...
Pour la France d'en
haut ce document est
classé "confidentiel
défense". Peu importe
son contenu, du moment
que ce
classement protège
son impunité. Elle se
sent protégée par le
droit. Mais pour notre
sous-France, ce
classement est un
mensonge, une
"compromission", et
c'est notre
souffrance.
Emmanuel Cattier
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7 janvier
2009
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De "Noires
fureurs et blancs menteurs" au
totalitarisme manipulateur
français
Récapitulons...
Ruzibiza, qui se disait membre
du commando qui a commis
l'attentat du 6 avril 1994
contre Habyarimana, avait été
entendu par le juge Bruguière
en 2003 et était ressorti libre
de son bureau. L'ordonnance
Bruguière seraient "
un
montage des services
français", selon le même
Ruzibiza qui a depuis démenti
ses témoignages. L'une des
"dangereux
terroristes" qui aurait
commis l'attentat, selon
Bruguière, arrêtée récemment en
Allemagne et conduite en
France, a été autorisée par la
justice française à passer les
fêtes en famille au Rwanda.
Deux démographes de la
commission européenne démontent
l'énorme mensonge sur quatre
millions de morts en RDC et qui
permettaient à certain de
qualifier Kagame de "plus grand
criminel" des "chefs d'État en
exercice"- ils comptent 183 000
morts... La France a foulé au
pied, sur plusieurs points et
constamment, le premier accord
d'Arusha de juillet 1992 entre
les belligérants rwandais avant
le génocide....
... et la propagande
française continue d'entretenir
dans la presse "
libre" que Pierre Péan
est "un grand
journaliste
d'investigation" qui a
soutenu valeureusement devant
un tribunal aveuglé que
"les Tutsi
sont menteurs" et alors
même que l'ancien président de
l'association des étudiants
juifs de France a
comparé ce livre à Mein
Kampf - il suffit hélas de
remplacer "Tutsi" par "Juif"
pour comprendre que le discours
est le même !
Bonne
année et souhaitons un peu plus de
sens critique que Bécassine aux
rédacteurs en chef des médias
français qui se montrent souvent
très péremptoires pour démentir la
complicité de la France dans le
génocide au Rwanda et accuser la
propagande de Kagame de manipuler
un "cabinet noir" en France !
Quand je vois en plus qu'un
tribunal relaxe Pierre Péan pour
son livre d'incitation à la haine
raciale, qu'on envisage de
supprimer le juge d'instruction
sans libérer le parquet de la
tutelle de l'exécutif, qu'on coupe
les vivres de la télévision
nationale, que les journalistes de
l'AFP s'inquiètent de leur
indépendance, que deux
"activistes" d'extrême gauche sont
maintenus en prison uniquement sur
des soupçons et alors qu'il n'y a
eu aucun blessé, ni aucun mort,
dans ce qu'on leur reproche sans
autres fondements que leurs écrits
politiques, etc., .... je me dis
qu'on glisse doucement et dans
l'aveuglement le plus total vers
un régime totalitaire. Il faudrait
peut être se réveiller à temps !
Emmanuel Cattier
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1 décembre
2008
|
Ordonnance
Bruguière contre des dirigeants
rwandais
La quasi
certitude d'une forfaiture
caractérisée
, une arrestation injuste pour
sauver les apparences de
"l'honneur français", une justice
qui semble être aux bottes de
l'impunité des autorités
françaises de la période 1990 à
1994, des citoyens français
écoeurés par le mensonge évident à
propos de l'indépendance de la
justice française
Et
pourtant rien ne
prouve que le FPR ne
serait pas auteur de
l'attentat du 6 avril
1994 au Rwanda, comme
rien ne prouve qu'il
en serait l'auteur.
Une forfaiture
caractérisée selon
toutes vraisemblances
parce que le juge
Bruguière a eu recours
à un faux témoignage
qu'il aurait lui-même
fabriqué et contraint
son "auteur" Emmanuel
Ruzigana à signer la
version française de
l'attentat, alors que
le journaliste Ayad de
Libération a constaté
qu'il parlait très mal
le Français et qu'il
n'y avait pas de
traducteur, que ce
monsieur n'a jamais
reconnu, même devant
le juge, les propos
qu'il lui attribue,
que Bruguière l'aurait
menacé de ne pas avoir
d'autorisation d'asile
après l'avoir fait
venir dans son bureau
dès son arrivée en
France à Roissy. C'est
une subornation de
témoin caractérisée
dont l'accuse Emmanuel
Ruzigana.
Une forfaiture
caractérisée parce que
le juge Bruguière n'a
pas fait d'enquête sur
leterrain, ne déclare
n'avoir que les bandes
de la tour de contrôle
de l'aéroport et
desnuméros de missiles
qui n'ont pas été
tirés, selon l'enquête
des députés français.
Selonles députés
français, ces numéros
d'ailleurs furent
fournis par le Colonel
Bagosoraconsidéré
comme étant le cerveau
du génocide et autre
auteur possible de
l'attentat.C'est
pourtant sur ces faits
qu'il s'appuie pour
déterminer les
circonstances du crash
etne dispose donc,
selon son ordonnance,
d'aucun élément
matériel pour accuser
le FPR d'enêtre
l'auteur et encore
moins pour accuser
des personnes
précises du FPR.
Cesidentifications ne
reposaient en effet
que sur des témoins
peu fiables,
visiblementmanipulés
par les services
français et surtout
qui tous les uns après
les autrescontestent
ce que le juge
Bruguière leur fait
dire.
Une forfaiture
bouffonne qui plus
est, car le principal
témoin,
Ruzibiza, affirmait
avoirfait partie d'un
fumeux "Network
commando" qui aurait
tiré sur l'avion. Cet
hommes'accusait donc
d'avoir participé à la
mort de deux
présidents de la
République(rwandaise
et burundaise), d'une
dizaine de personnes,
dont des responsables
rwandais etles trois
français de l'équipage
de l'avion, et surtout
déclenché un génocide
qui a tuéun million de
personnes. La
bouffonnerie est ici :
ce monsieur est
ressorti libre
dubureau du juge
Bruguière après avoir
signé sa déposition
dont il dit
aujourd'hui qu'il
amenti et qu'elle est
un montage des
services français, ce
qui le prouve
d'ailleurs. Toutcela
est complètement
grotesque et injurieux
à l'égard de la
réputation de
l'ensemble
desmagistrats
français. C'est une
trahison du peuple
français. C'est
particulièrementscandaleux.
Bien entendu Rose
Kabuye, accusée par ce
juge et arrêtée, est
implicitementchargée
d'expier cette
bouffonnerie au mépris
de ses droits
élémentaires eu égard
à ladéclaration des
Droits de l'homme. Les
magistrats qui ont
pris la suite de
Bruguière onttenté une
demi-mesure en
la laissant
libre sous
contrôle judiciaire,
alors qu'elle
estaccusée d'être
une terroriste.
Mais cela reste une
injustice pour sauver
les
apparencesfrançaises.
Surtout, la
forfaiture du juge
Bruguière a été
construite pour
détourner l'attention
des Français de la
complicité de leurs
autorités dans le
génocide des Tutsi du
Rwanda. Toute
l'idéologie de cette
construction repose
sur une idée complexe
: essayer de faire
croire que le génocide
serait la conséquence
du seul attentat,
qu'il n'aurait pas été
planifié, que la
communauté
internationale aurait
été manipulée pour
cacher qu'il y aurait
eu un contre-génocide
pendant le génocide
des Tutsi, que tout
cela ne se serait
déroulé qu'à partir
de 1994.... parce
que l'armée française
aurait quitté le
Rwanda le 15 décembre
1993.
|
C'est un énorme mensonge
: devant les députés
français le colonel de
Saint-Quentin, français,
a déclaré par écrit avoir
été présent sur les lieux
du crash à 20 h 45 le 6
avril 1994, soit 20
minutes après l'attentat.
Une centaine de
militaires Français
étaient encore présents
au Rwanda jusqu'au
déclenchement du génocide
en vertu des accords
bilatéraux de
coopération de 1975
entre la France et le
Rwanda et de son dernier
avenant d'août 1992.
Seule l'opération Noroît
avait quitté le Rwanda en
décembre 1993 à la
demande du FPR. Cette
demande était exécutoire
depuis mars 1991 date
de l'accord de
cessez-le-feu de N'Sele
et renouvelée dans
l'accord de cessez-le-feu
d'Arusha 1 du 12 juillet
1992. La France a mis
trois ans pour honorer le
cessez-le-feu de N'Sele.
Elle a de ce fait
torpillé le premier
accord d'Arusha, comme
elle l'a
aussi torpillé sur
trois autres points, dont
l'embargo sur les armes
qu'elle n'a jamais
respecté de mars 1991
jusqu'en juillet 1994
pendant le génocide.
C'est un énorme scandale.
Qui sont les hommes
qui ont exécuté la
manipulation de
l'information qui a
préparé lasortie de
l'ordonnance de
Bruguière : Charles
Onana "journaliste
indépendant",
StephenSmith
journaliste du journal
Le Monde, Pierre Péan
"un grand
journalisted'investigation",
Claudine Vidal,
Directrice de
recherche honoraire au
CNRS, en préfaçantle
livre de Ruzibiza et
André Guichaoua,
universitaire et
expert auprès du
Tribunal
pénalinternational
pour le Rwanda, en le
postfaçant. Tout cela
était un énorme
mensongeorganisé par
des français. Tous ces
gens là ont aussi en
commun d'avoir exprimé
desdiffamations plus
ou moins explicites
contre Survie et la
Commission d'enquête
citoyenne,car nous
représentions en
France quelques uns
des principaux
obstacles à
cettemanipulation dont
le but ultime est de
disculper le France de
toute complicité dans
legénocide.
La justice française,
si elle veut conquérir
son indépendance,
s'honorerait de mettre
enexamen ces cinq
personnes ainsi que le
juge Bruguière et le
"témoin" Ruzibiza
pourdéterminer
leurs responsabilités
respectives et
éventuellement les
sanctionner.
Tous ces bricolages
manipulateurs montrent
qu'une certaine France
attache une
importanceparticulière
à la falsification des
événements liés à
l'attentat du 6 avril
1994 auRwanda, comme à
la complicité de la
France dans le
génocide des Tutsi.
Rappelons un
événement jamais
éclairci qui peut être
lié à cet attentat
selon lajournaliste
belge Collette
Braeckman, spécialiste
de l'Afrique centrale
au journal LeSoir : le
conseiller de François
Mitterrand, François
de Grossouvre, a été
retrouvé tuépar balle
dans son bureau à
l'Elysée le 7 avril
1994, soit le
lendemain de
l'attentat.Paul Barril
affirme qu'il a été
assassiné et dans un
entretien avec les
auteurs du
film"Tuez-les-tous",
affirme que François
de Grossouvre était
son intermédiaire
entre lui etle
Président de la
République. Or Paul
Barril est très
impliqué dans les
événements duRwanda.
Cela fait beaucoup à
éclaircir.
Mon attention sur
l'éventuelle
responsabilité de la
France dans cet
attentat est doncaussi
alertée que sur sa
complicité avérée dans
le génocide des Tutsi.
Emmanuel
Cattier
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16 novembre 2008
Ruzibiza a
confirmé au micro de Libération son
démentile
18 novembre 2008 : il a
tout inventé, le network commando
n'a jamais existé.
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Témoin
principal et fondement de son
ordonnance, Ruzibiza a démenti ce
qu'il a dit au juge
Bruguière
Sur
une radio FM de Kigali, en
Kyniarwanda, et selon des
rwandais sur la BBC grands
lacs en anglais, Vénuste
Abdoul Ruzibiza a démenti son
témoignage déposé au TPIR et
devant le juge Bruguière. Nous
avions déjà souligné le
caractère peu fiable de ce
personnage. Ce nouvel épisode
ne fait que le confirmer.
Dans un forum de la revue
Marianne le lecteur "Charly"
insinue que Ruzibiza aurait
menti parce qu'il est Tutsi....
C'est à la fois dérisoire et
intéressant. Dérisoire parce
que le mensonge n'a pas de
frontière, on le trouve dans la
bouche de Français comme dans
celle de Rwandais. Intéressant
quand on considère la séquence
qui a précédé le dépôt de
l'ordonnance Bruguière :
Jacques Hoggard a publié son
livre sur Turquoise en octobre
2005, Ruzibiza en novembre
2005, puis Péan quelques jours
plus tard également en novembre
2005. Péan s'appuie entièrement
sur Ruzibiza, Tutsi, pour sa
démonstration que Kagame est
auteur de l'attentat et associe
à cette démonstration que les
Tutsi sont menteurs. Sa thèse
contient donc un échappatoire.
Elle sera entièrement répétée
dans l'ordonnance,
exclusivement à charge, du Juge
Bruguière en novembre 2006, ce
qui est une méthode pour le
moins contraire à la
déontologie de la part d'un
juge.
Les deux publications de
Ruzibiza et Pierre Péan sont de
toute évidence concertées.
Pour
ce qui est du fond de
l'affaire de
l'attentat, on ne sait
toujours pas qui a
abattu l'avion. Mais
parcontre ce que l'on
sait avec certitude,
c'est que l'armée
française, en la
personne deGrégoire de
Saint-Quentin et de
ses hommes, étaient
sur les lieux du crash
dans la demi-heure qui
a suivi, et sont
revenus à trois ou
quatre reprises les
jours suivants. C'est
écrit dans le rapport
des députés français.
Ils ont donc
probablement fait
desprélèvements
immédiats pour
l'enquête. Ils
prétendent qu'ils
n'ont fait que
s'occuper descorps de
l'équipage français.
Paul Barril a aussi
revendiqué à la
télévision d'avoir des
pièces d'enquête de ce
crash,dont la boite de
noire de l'avion, et a
toujours dit qu'au
moment de l'attentat
il étaitquelque part
en Afrique sur une
colline. Visiblement
il s'amuse à brouiller
les pistespar du vrai
faux - faux vrai.
Ce que l'on sait
également à la lecture
de l'ordonnance de
Bruguière, c'est que,
mise à part les bandes
d'enregistrement de la
tour de contrôle de
l'aéroport fournie par
Barrilà Bruguière, ces
pièces à conviction
n'ont pas été
utilisées par le juge
Bruguière. C'est quand
même bizarre. Au
passage on s'aperçoit
que les français
présents à Kigali au
momentde l'attentat
n'ont négligé aucun
indice, puisqu'ils
sont même en
possession des
enregistrements de la
tour de contrôle de
l'aéroport.
Alors pourquoi ce
refus de reconnaitre
ce que tout le monde
devine : les autorités
françaises sont très
probablement en
possession d'indices
matériels, concernant
l'attentat., qu'elles
cachent depuis 15 ans
tout en accusant le
FPR d'en être l'auteur
sur la foi de
témoignages que nous,
à Survie, avons
toujours analysés
comme très douteux et
d'une histoire de
missile photographié
mais dont les députés
français ont montré
qu'il s'agissait d'une
manipulation organisée
par Bagosora avec le
relais de
parlementaires
français. (CF Rapport
des députés français)
Mais nous considérons
aussi à Survie, que
même si les méthodes
d'accusation contre le
FPR sont douteuses,
cela n'exclut pas
qu'il soit
éventuellement
l'auteur de
l'attentat. Par contre
les indices, les
faits, qui sont
connus, et notamment
le coup d'Etat de
Bagosora dans les
douze heures qui ont
suivi, font pencher
plutôt "l'intime
conviction" que
l'attentat aurait été
commis par le noyau
dur du régime
Habyarimana, qui était
soutenu par la France,
et qui a immédiatement
déclenché le génocide,
en commençant en même
temps, par
l'élimination
immédiate des
démocrates hutu dont
le premier ministre
issu des accords
d'Arusha, Agathe
Uwilingiyimana.
|
Il est également
intéressant de remarquer
que Pierre Péan prétend
curieusement dans son
livre qu'il a sauvé les
enfants d'Agathe
Uwilingiyimana en
relation avec André
Guichaoua.
Comment étaient-ils
au courant que ces
enfants étaient en
danger à ce moment là
? Cet assassinat de
leur mère a eu lieu à
500 mètres de
l'Ambassade de France.
Les enfants étaient
avec elles quand elle
a été attaquée par la
garde présidentielle
aux ordres de
Bagosora. Cette
attaque ne s'est pas
déroulée en cinq
minutes mais a duré un
certain temps et a
commencé par
l'arrestation des dix
casques bleus belges
qui protégeaient le
premier ministre et
étaient en relation
radio avec le QG de la
Minuar.
Une autre question va
immanquablement être
posée, si Ruzibiza
n'est pas le témoin
qui règle ses comptes
et se laisse dépasser
par les événements
comme nous le pensons.
Est-ce que Ruzibiza
n'a pas été envoyé par
Kagame pour coincer
les
Français, montrer
leur partialité et
récupérer des
informations sur
leur enquête ? mais
après tout ? On peut
même envisager que le
sachant Guichaoua,
Péan et Bruguière
auraient surenchéri
pour coincer Kagame à
son propre jeu... les
théories du complot ne
manquent jamais de
motivations...
Voilà le genre de
questions que nous
nous posons à Survie
et dans la Commission
d'enquête citoyenne
dont je fais partie,
ainsi que d'autres
citoyens français
autour de nous. Nous
sommes tous des
militants bénévoles,
passionnés certes,
mais exigeants sur la
rigueur de l'analyse
des faits et
extrêmement choqués
par la façon dont la
complicité française
dans le génocide au
Rwanda, qui pour nous
est incontestable, est
souvent encore niée
dans les médias
français en s'appuyant
sur Pierre Péan et
Ruzibiza. Il me semble
utile de rappeler cela
aux lecteurs de
Marianne.
E.C.
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4 novembre
2008
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L'espoir doit
rester raisonnable
!
L'élection
de Barack Obama est un geste de
confiance pour l'humanité à un
moment où elle en a tant
besoin. Merci aux États-Uniens
d'avoir su retrouver ce chemin.
Avec la confiance retrouvée,
beaucoup de choses peuvent se
dénouer, à commencer par les
conséquences désastreuses du
coup d'état permanent des
marionnettistes de Georges
Bush. Ce sont eux les vrais
perdants, mais on sait que ces
criminels, à la religiosité
alibi brandie comme un drapeau
de fumée, ne reculeront devant
rien, comme ils l'ont montré
pendant 8 ans.
L'espoir est revenu avec une
élégance rare. La grand-mère
kenyane d'Obama a vu la
victoire de son petit-fils. Sa
grand-mère américaine, dont son
grand-père lui
expliquait qu'elle avait
peur des mendiants noirs, s'est
éteinte comme Moïse, au moment
où son peuple allait entrer
dans la terre promise, alors
qu'il avait tant fait pour
cela, comme elle pour que
les États-Unis soient la
terre promise de son
petit-fils.
La réalité du monde est
toujours la même, mais les
tenants de la guerre à outrance
ont pris un coup de raison dans
le cerveau ! L'aigle américain
n'est plus un drone
machiavélique, mais redevient
un animal naturel, dont la
prédation est naturelle, qu'il
va falloir apprivoiser. C'est
une victoire mondiale contre
l'extrême droite, à un moment
où l'extrême capitalisme
connait un échec cuisant. C'est
une double victoire, la fin
d'un chantage idéologique
odieux qui n'a que trop duré,
une grave leçon pour les
"blancs menteurs", ces porteurs
d'idéologies criminelles et de
morts odieuses, ces
démultiplicateurs de racismes.
Pour les américains si
mystiques, le chiffre 4 devrait
être une étoile exigeante :
dans la Bible il est un signe
de purification, de retour à
Dieu 1. Le
44 ème président des
États-Unis, élu le 4/11 - 40
ans après l'assassinat de
Martin
Luther King, a donc du
pain sur la planche...
Good view and good
luck Barack Hussein Obama,
President of the United-States
!
Emmanuel Cattier
1 40 ans dans le
désert, 40 jours de
jeûne, la croix, 4
évangiles, etc.
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19 octobre
2008
Lire l'article de
Monsieur Ménard dans
Libération
Voir aussi Lettre à
Alex ci-dessous
|
-
Ce n'est
pas vrai Monsieur
Ménard
Robert
Ménard, qui a sans doute était
pressenti pour remplacer Pierre
Péan, qui arrive largement à l'âge
de la retraite, vient de quitter
sa place de Président de Reporter
sans frontières, pour exercer son
activité à un autre poste, non
encore défini officiellement. Un
article dans Libération, paru le
17 octobre, commence pourtant à en
donner le ton.
Il s'agit de défendre encore, non
pas cette fois des journalistes
soupçonnés de participation
augénocide, mais un journaliste
français accusé de diffamation
dans des termes qui étaient
ceux-là même qu'utilisaient les
génocidaires rwandais. C'est donc
particulièrement grave.
J'ai donc
pris mon plus beau clavier et j'ai
rédigé un commentaire à l'article
que j'ai eu du mal à faire passer
sous mon nom. Voici ce
commentaire :
-
Il s'agit de quatre pages du
livre, plutôt d'une vingtaine
de phrases, les plus
remarquables prises parmi
d'autres, qui ensemble tissent
une thèse pour désigner les
Tutsi comme des gens
particulièrement menteurs.
Ensuite cette thèse est
utilisée tout au long du livre
pour mieux faire passer les
thèses françaises de Péan.
-
D'ailleurs il a semblé
nécessaire de trouver des boucs
émissaires blancs et équilibrer
du même coup le titre par un
'blancs menteurs', soupçonnés
de colporter les mensonges
d'une race comme des 'idiots
utiles', sans doute là pour
donner l'impression de ne pas
être raciste.
-
En réalité ce texte montre le
manque de fondement de la thèse
française sur le Rwanda,
puisqu'elle doit passer par
l'insulte et le racisme pour
être présentée. C'est un livre
hautement diffamatoire, dont je
m'étonne qu'on en prenne la
défense alors même que cet
article est décoré d'un forum
où 'Liberation.fr ne publie pas
les messages racistes,
diffamatoires ou appelant à la
violence (et soignez votre
orthographe, svp !).'
-
Enfin Monsieur Ménard, vous
oubliez de nous dire qui est
celui qui compare ce livre de
Péan à Mein Kampf ... il s'agit
vous le savez aussi de
quelqu'un qui sait de quoi il
parle : l'ancien président de
l'Union des étudiants juifs de
France (UEJF), Benjamin Abtan.
-
Donc ce que vous dites
Monsieur Ménard, pour défendre
Monsieur Péan, manque
singulièrement de fidélité aux
faits. Est-ce vous diffamer que
de le dire ou le corporatisme
de votre profession aurait-il
tous les droits et aucun devoir
?
C'est ce j'ai écris, deux fois,
dans le forum de Libération. Ou
plus exactement la première foisje
l'avais signé de mon nom et titré
"Encore un blanc mensonge". cela a
été bloqué par le modérateur. J'ai
envoyé un message de
protestation... qui a été publié.
J'ai donc réécrit à peu près le
même message que j'ai signé par un
pseudo : "le muselé utile"...Voir
les commentaires de l'article.
Que Libération m'explique ce qui
c'est passé ? il vont probablement
dire que le message n'est jamais
arrivé.... et basta ! Le problème
c'est que ce n'est pas la première
fois qu'un de mes messages envoyé
en commentaire d'un article de
Libération n'est pas diffusé.
Emmanuel Cattier
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