Présidentielles 2007


Sarkozy a été courageux lors de la prise d'enfants en otage à Neuilly-sur Seine en 1993

Je viens de revoir les images de la prise d'otage dans une école maternelle d
e Neuilly sur Seine en 1993. Je me souviens très bien de cet épisode.

Nicolas Sarkozy a fait ce qu'il devait faire. Il ne s'est pas dérobé. On pourra discuter du contexte dans lequel cela s'est passé qui ne lui laissait aucune marge de manœuvre pour fuir cette situation
en tant que Maire sous les feux des caméras. Mais surtout, ce que je remarque, c'est la façon dont il en a parlé après qui est de toute évidence sincère et honnête.

Chaque jour dans le monde, des personnes courageuses prennent de tels risques. Des pompiers, des policiers, des gendarmes, des militaires ou des citoyens anonymes. Est-ce que cela en fait des candidats naturels à l'élection présidentielle ? La réponse est évidente.  

Un autre exemple de courage face à des terroristes et ensuite la même personne montre du courage au plan politique
Je pense notamment au gendarme Thierry Prungnaud qui en décembre 1994 a été envoyé monter en tête du commando d'élite contre les preneurs d'otage de l'avion détourné à l'aéroport de Marseille-Marignane. C'était le meilleur tireur de la gendarmerie. Il a réussi son opération, mais il fût très gravement blessé.  "il reçu une rafale de 7 balles de Kalachnikov, subit l'explosion d'une grenade" (Site du GIGN). Courageux dans l'action, ce gendarme s'est encore montré très courageux au plan politique en 2005 lorsqu'il a témoigné dans le journal Le Point et au micro de France-Culture qu'il a formé la Garde présidentielle rwandaise, qu'il a vu des militaires français entrainer des miliciens en 1992 au Rwanda, qu'en 1994, on l'a envoyé dans l'opération Turquoise en lui expliquant que les Tutsi massacraient les Hutu, qu'il a découvert sur place que c'était le contraire qui se passait (Le new York Times le cite en 1994 disant sur place "on a été manipulé"), qu'il a du désobéir aux ordres pour porter secours à des victimes du génocide, qu'ensuite de retour en France un général du ministère de la défense lui a demandé d'oublier tout cela et en particulier la liste de génocidaires qu'il avait constituée.  Alors ma question est simple : est-ce que Nicolas Sarkozy a reconnu ce courage sur ce sujet politique particulièrement grave qui engage les autorités françaises ? Lire la transcription de l'interview de Thierry Prungnaud  dans le rapport en ligne de la Commission d'enquête citoyenne sur la France au Rwanda. C'est sans doute une autre forme de courage... On peut aussi se demander si quelques uns n'espéraient pas qu'il disparaisse dans cette attaque contre la prise d'otage de Marignane...

En ce qui concerne Nicolas Sarkozy, ses propos récidivés et son attitude générale en banlieue, ses propos sur les gènes du vice et ses conceptions sur le dépistage des délinquants à l'âge de trois ans, ses effets d'annonces comme ministre de l'intérieur et son bilan désastreux en terme d'agression contre les personnes, ses perpétuelles accusations contre des boucs émissaires (les juges, les sans papiers, les racailles, les soixante-huitard, les socialistes, ses dérobades intellectuelles en terme de responsabilité du bilan du gouvernement  dont il a été le numéro deux, ses grandes déclarations adolescentes de sincérité, d'amour, de non trahison, etc, ne sont pas à l'image de son comportement en 1993.  Cela montre à l'évidence une personnalité à plusieurs registres contradictoires et cela m'inquiète.

EC