RÉPUBLIQUE DU
TCHAD COORDINATION DES MOUVEMENTS ARMÉS
ET PARTIS POLITIQUES DE
L'OPPOSITION ( CMAP )
LE COMMISSAIRE
AUX RELATIONS EXTÉRIEURES 54, Passage des Becquerelles 80.000 AMIENS (FRANCE) Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66 E-Mail: cmap800@hotmail.com
CMAP
N/Réf : CRE/ CMAP/88
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
RÉUNION DE LA CMAP :
L’USAGE DE LA VIOLENCE PHYSIQUE PAR AHMAT YACOUB VICE-PRÉSIDENT DE LA CMAP
ET SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
DU FNTR , UNE ÉTRANGE
ET NOUVELLE CONCEPTION
DE LA
“ DÉMOCRATIE ” .
Depuis un certain temps, Ahmat Yacoub, secrétaire Général du FNTR et Vice-Président de la Coordination des Mouvements Armés et Partis Politiques de l’opposition du Tchad (CMAP) et Abdel Bassit Djabaye membre du FNTR et Commissaire à la Communication de la CMAP, ont lancé des hostilités via l’espace médiatique des divers sites internet contre le Docteur Boulada Jean-Prosper, Responsable des Commissions Spécialisées et le Dr Ley-Ngardigal Djimadoum, Commissaire aux Relations Extérieures du Bureau Exécutif de cette même Coordination.
La
transposition d’un conflit interne à
l’échelle mondiale, a porté un grand préjudice moral à l’honneur et à la
conviction politique de ces deux responsables de la CMAP , qui ont de tout
temps transcendé les clivages en matière d’approche et d’analyse des problèmes
politiques tchadiens.
Cet
espace médiatique conquis par Ahmat Yacoub et Abdel Bassit Djabaye en répandant
des contrevérités, des insanités d’une rare bassesse humaine, des propos
mensongers et grossiers, mérite une réponse objective.
Notre droit de réponse à travers les mêmes sites et tout autre support médiatique permettraient de rétablir la vérité. C’est seulement après cette clarification que pourrait se dégager les prémices d’une solution à cette crise.
La Coordination des Mouvements et Partis politiques de l’opposition du Tchad (CMAP) informe l’opinion nationale et internationale des faits gravissimes survenus lors de son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) à Paris le 03 Février 2002.
1- Après un débat houleux, l’ordre du jour fut adopté avec pour seul point l’examen de la lettre ouverte du Dr Boulada Jean-Prosper, Commissaire aux Commissions Spécialisées.
Rappelons
que cette lettre intitulée : “ Non à l’hégémonie du FNTR et
de son Secrétaire Général, Ahmat Yacoub sur la CMAP ”, destinée
strictement à usage interne, a reçu la riposte de Ahmat Yacoub par
transposition sur sites internet. Il
est regrettable que ce dernier soit le
premier à avoir ainsi jeté en pâture les problèmes internes de la CMAP.
Rappelons
que cette lettre du Dr Boulada
Jean-Prosper fait une analyse scientifique des faits réels dont Mr Ahmat Yacoub
est l’auteur depuis le retour de la Commission Paix et Dialogue du Tchad. La
lettre du Dr Boulada Jean-Prosper ne renferme aucune injure grossière
contrairement à la réponse publique de ce dernier, un nid de contrevérités et
d’injures.
Le scepticisme affiché par
Ahmat Yacoub au départ de la délégation s’est vite transformé en opération de
récupération du succès de la mission au profit exclusif de lui-même et de son
parti, le FNTR.
Pour
cela, et sans raisons rationnelles apparentes, les intrigues et autres
manœuvres de bas étages ont été mises sur pied afin de dissoudre la Commission
et d’éjecter le Dr Ley-Ngardigal Djimadoum de la présidence de la nouvelle Commission. Le Dr Boulada écrivait
d’ailleurs dans sa lettre ouverte : “ On ne peut pas changer les
interlocuteurs dans des négociations de paix avec un pouvoir comme on change sa
chemise. Cela ne fait pas sérieux. Dans toute négociation, il y a toujours le
suivi des dossiers ”.
2- Cette stratégie de Mr Ahmat Yacoub a commencé il y a
quelques mois par l’exclusion du Président Goukouni Weddeye et du Frolinat dont
il était l’artisan et la cheville ouvrière. Cette “ purification
politique ” se poursuit aujourd’hui avec
son intention manifeste d’évincer le Dr Boulada et le Dr Ley-Ngardigal,
seuls derniers verrous contre
l’hégémonie, la mainmise totale et irréversible du FNTR sur la CMAP.
Au
moment où le gouvernement lance un
appel solennel pour un financement international de la paix au Tchad, le projet
de la Conférence de paix ne serait pas étranger à ces agissements mercantiles
du Secrétaire Général du FNTR.
3- Cet
opportunisme a même obligé Ahmat Yacoub à nouer une alliance contre nature et de circonstance avec le Dr Abdel Aziz,
farouche opposant au plan de paix avec le gouvernement pour des convenances
personnelles. L’atmosphère très tendue entre les deux alliés avant le départ de
la Commission pour le Tchad a même fait dire à Ahmat Yacoub la phrase
suivante : “ …nous devrons exclure Abdel Aziz après le retour de la
Commission du Tchad mais pas
avant… ”
4- Dans sa vraie-fausse démission de la présidence
intérimaire de la CMAP ( lettre du 28.01.2002 ), Ahmat Yacoub n’a cessé de
tirer les ficelles. Les intrigues ont repris le haut du pavé. C’est dans cette
optique qu’avant même la tenue de l’AGE du 3 Février 2002, sans consultations
avec les autres membres de la direction, Ahmat Yacoub a désigné Madame Bourkou
Louise comme Présidente par intérim. L’information a été placée sur le site du
FNTR comme à l’accoutumée. Nous en avons été informés, nous autres membres du
bureau de la CMAP par téléphone, par les visiteurs du site. Etrange conception
de la démocratie ! N’est-ce pas là
une preuve de la volonté hégémonique du
FNTR et de Ahmat Yacoub sur la CMAP ?
5- Au cours de cette AGE du 3 Février 2002, présidée par
Mr Ahmat Yacoub, Vice-Président de la CMAP, nous avons constaté les faits
suivants :
-
Les AGE, qui sont réservées uniquement aux membres des instances dirigeantes,
ne l’étaient plus. En effet, depuis le retour de la Commission, Ahmat Yacoub
fait assister un bon nombre de ses militants du FNTR. Ce qui est contraire aux dispositions statutaires
de la CMAP.
-
Le débat était d’emblée houleux et notamment la tendance du Président de la
séance à empêcher, voire couper
violemment la parole à tous ceux qui ne sont pas de la mouvance du FNTR. Cette
discrimination était permanente. Ce qui montre si besoin est, le cheminement de
cette dérive hégémonique et dictatoriale. C’est ainsi que Mr Hisseine Moussa ,
représentant de Ibédou Younous Président de l’ADR qui voulait relater une affaire délictueuse du FNTR relative aux
réfugiés tchadiens en France, fut énergiquement arrêté.
Ahmat Yacoub lancait des
injures et proférait des menaces en pleine séance au Commissaire Adjoint à la
Communication, Mr Mobélé Djikoloum
Alain telles que
“ …saoulard, je te ferai sortir de la salle par la tête… ” puis vint
le tour du Commissaire aux Relations Extérieures, le Dr Ley-Ngardigal, à qui Ahmat
Yacoub a jeté en pleine figure “ …tu n’as pas le droit d’entrer en
contact avec l’Ambassadeur, c’est moi le Président… ” et dans la foulée,
il intima l’ordre à l’un de ses militants, non membre du bureau de la CMAP, la
phrase suivante : “ …jetez-le
hors de la salle… ! ”. Aussitôt l’ordre fut exécuté. Un solide
gaillard empoigna par le col et de dos le Dr Ley-Ngardigal qui était assis.
Immédiatement, la majorité
des autres membres ont clamé leur colère, leur indignation et leur
condamnation. Ils ont contraint l’agresseur à lâcher prise. L’atmosphère était
électrique. “ Dans ces conditions de terreur, nous ne pouvons pas
continuer à participer à la
réunion ”, martela Mr Hisseine Moussa.
Le Dr Boulada
Jean-Prosper, Mr Hisseine Moussa, Me Ndoninga Josué (Membre du Grand Conseil de
la CMAP, conseiller juridique), Mr Mobélé Djikoloum Alain et le Dr
Ley-Ngardigal Djimadoum quittèrent la
salle. Etaient restés dans la salle majoritairement les militants du FNTR. La suite est facile à deviner : la
publication d’un prétendu compte-rendu
de la CMAP, en réalité celui du FNTR
fut placé sur son site avec des contrevérités ahurissantes. Le Dr
Ley-Ngardigal et les autres membres du bureau ont quitté la salle de leur plein
gré afin d’éviter certainement un drame en plein Paris. En effet, voyant la
fougue et la furie de Ahmat Yacoub et de ses militants, nous avons jugé utile
d’éviter un drame supplémentaire et insensé à notre pays. De plus, nous
refusons de nous livrer à ce genre d’exercice de bassesse humaine.
Nous estimons par
ailleurs que cet acte terroriste en pleine réunion, initié par Ahmat Yacoub et
le FNTR est une innovation en la matière et la négation de la politique de
démocratie que nous nous efforçons de construire pour le Tchad. Nous n’accepterons jamais ce comportement digne
des dictateurs des Républiques bananières où les “ gorilles ” du maître
veillent le doigt sur la gâchette dans
les salles de réunions.
Imaginez un seul instant
cette scène au Tchad, où les armes pullulent, ces “ gardes du corps ”
nous abattraient sans aucune forme de
procès.
Exporter la violence en
plein cœur de Paris, un pays de démocratie, de Droits et de débats
contradictoires, cela jette l’opprobre sur leurs auteurs et représente même un
danger pour l’avenir de la démocratie au Tchad.
Le mépris notoire
affiché par le FNTR et son Secrétaire Général, leur volonté hégémonique sur les
autres Partis membres de la CMAP, sont à l’origine de cette crise, ce schisme
sans précèdent.
Quelques minutes après
notre sortie de la salle, le Dr Tcharimi Omar, nous a rejoint sur l’avenue du
Maine. Il a été envoyé selon lui, pour nous convaincre de repartir en salle.
Avec des propos déconcertants et révélateurs d’une cruelle vérité : “ …
revenez dans la salle, que voulez-vous ? nous sommes prêts à tout vous
céder, y compris le rétablissement de la Commission Dialogue et
Paix… ” . Ces phrases démontrent à suffisance le cynique plan du FNTR de placer sous sa
coupe la CMAP.
Nous avons refusé ce genre
de marchandage affectif dont le fondement n’est pas basé sur les principes de
rationalité, de justice et de démocratie. Malgré son instance, nous avons
décliné l’offre empoisonné, car nous refusons d’être pris en otage et de
travailler sous la contrainte numérique des membres du FNTR non membres du
bureau de la CMAP et présents dans la salle.
24 heures après l’AGE,
Ahmat Yacoub dresse un procès-verbal mensonger en déformant les propos du Dr
Boulada exprimés dans la langue de molière au conditionnel et demandant à
l’Assemblée de réfléchir sur le caractère gravissime entre sa lettre ouverte à
usage strictement interne et la transposition de la crise sur sites internet
par Ahmat Yacoub et Abdel Bassit.
Dr Boulada n’a jamais fait
des aveux sur le caractère infondé de sa lettre et n’a jamais été sanctionné
par l’AGE et ne se sent nullement concerné par
la prétendue sanction prise par
le FNTR.
L’hégémonie du Secrétaire
Général du FNTR devient
pathologique : ses faits et gestes parlent d’eux mêmes et le trahissent.
Dans sa fureur d’avoir
coûte que coûte les têtes de Boulada et
de Ley-Ngardigal, Ahmat Yacoub récidive dans ses menaces de mort et lance un
ultimatum ( écrit en rouge, couleur de sang) à ces derniers. Voir copie
ci-joint. Cela se passe de commentaires.
Objet: (sans sujet)
Date: Mon, 4 Feb 2002 04:31:59 EST
De: Alwihda@aol.com
A: abdelillah1@yahoo.com,
actus@club-internet.fr, adr-mpm@yahoo.fr,
boutrad@noos.fr
ULTIMATUM
Mes chers
membres de la Cmap
Malgré
l'incident survenu hier, je maintiens ma position à savoir des excuses claires
formulées par Dr. Boulada concernant son tract injuste contre ma personne et
l'engagement clair de Dr. Ley de cesser de transmettre des informations
internes à la Cmap au régime et de ne pas semer de la zizanie entre les membres
de la Cmap.
Si ces
conditions ne sont pas remplies jusqu'au dimanche 10 février 02, je considère
que Dr. Ley et Boulada persévère dans leur combat contre ma personne et le FNTR
que je dirige et par conséquent, avec mon mouvement, nous utiliserons tous les
moyens possibles pour riposter.
A bon
entendeur salut
Ahmat M.
Yacoub
Pour Ahmat Yacoub, le fond
du problème, est le succès inattendu et inespéré de la mission de la Commission Dialogue et Paix au Tchad. C’est
pourquoi les contacts de confiance et de respect mutuel établis entre les Drs
Boulada, Ley-Ngardigal et leurs principaux interlocuteurs dans le Gouvernement,
constituent pour Ahmat Yacoub et le FNTR une source d'insomnie. Tout doit
passer par lui. La notion de suivi d’un dossier est inexistante chez lui cependant elle reste une réalité
pour tout Gouvernement.
En effet, les relations
établies entre les Drs Boulada , Ley-Ngardigal et leurs interlocuteurs du
Gouvernement sont assimilées à de la
trahison par Ahmat Yacoub, dès lors qu’elles ne se sont pas déroulées sous son
patronage. Il a d’ailleurs clairement affirmé lors de l’AGE que le Commissaire
aux Relations Extérieures, le Dr
Ley-Ngardigal n’a pas le droit de prendre contact ni avec le Ministre des
Affaires Etrangères ni avec l’Ambassadeur. Et pourtant, en sa qualité de Commissaire
aux Relations Extérieures et Président de la Commission Dialogue et Paix, le Dr
Ley-Ngardigal ne fait qu’exercer les
prérogatives attachées à sa fonction.
Dans ce prétendu compte
rendu de l’AGE du 03 février 2002, il est écrit “ Le régime cherche à
diviser la CMAP au lieu de profiter de son initiative de paix
globale ? ” Cette interrogation
jette incontestablement la suspicion sur certains membres de la
Commission Dialogue et Paix que
Ahmat Yacoub qualifie d’être manipulés
par le gouvernement. Cette atmosphère de suspicion est de nature à ne pas
favoriser le dialogue que la Commission
de Paix avait sereinement et
positivement entamé au Tchad.
Au demeurant, au cours de
cette AGE, Ahmat Yacoub et le Dr Abdel Aziz ont réaffirmé qu’ils n’étaient pas
favorables à la signature du communiqué conjoint Gouvernement-Cmap. Et pourtant
lors des négociations avec le Gouvernement, le premier a été tenu informé par fax et téléphone de
l’avancement des discussions.
Voici encore une preuve
supplémentaire de l’hégémonie et de la dictature que Ahmat Yacoub et le FNTR
voudraient asseoir sur la CMAP. Tout doit passer par son Parti et lui.
Cependant, malheureusement pour ces
derniers, la CMAP n’est pas une monarchie absolue et moins encore une
République bananière.
D’autres Partis politiques
composants de la Coordination aspirent
à la démocratie et combattraient de toute leur force cette velléité
dictatoriale du FNTR.
Des Partis politiques
composants de la CMAP rejettent et condamnent fermement cette volonté du FNTR et de son Secrétaire Général Ahmat
Yacoub de transformer nos mouvements en appendice de son parti ou de servir de
faire valoir dans sa stratégie de défense de ses intérêts.
Face à cette montée de
terreur au sein de la CMAP, corroborée par des menaces et violences physiques,
lors de l’AGE, nous nous réservons éventuellement le droit de saisir la
justice afin de parer à ces dangers.
La violence politique
de Ahmat Yacoub et du FNTR doit
inquiéter tous ceux qui luttent
pour la paix et la démocratie au Tchad.
A court d’arguments politiques et rationnels,
pour fuir les débats contradictoires et afin d’imposer leurs points de vue
(défendre leurs intérêts), ces derniers font usage de la violence politique.
Cela est inadmissible et condamnable dans un Etat de Droits !
Pour
la CMAP
Le Commissaire
aux Relations Extérieures.
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum