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N/Réf : 372/SGSF/2001 AMIENS, LE 30 MAI 2001 V/Réf : LETTRE OUVERTE ET INTERPELLATION
DES DIRIGEANTS POLITIQUES FRANCAIS SUR
LA RESPONSABILITÉ DE LA FRANCE DANS LE
SACRE DE LA
DICTATURE DU GÉNÉRAL-PRÉSIDENT
IDRISS DÉBY : LE SECOND HOLD-UP ÉLECTORAL
PRÉSIDENTIEL DU 20 MAI 2001
AU TCHAD. MONSIEUR JACQUES CHIRAC, Président de la République, MONSIEUR LIONEL JOSPIN, Premier Ministre, REPRÉSENTANTS DU PEUPLE FRANÇAIS, Députés et Sénateurs, Mesdames
et Messieurs, L’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS),
vous interpelle sur la chronique d’une tragédie annoncée au Tchad. Nous osons
encore espérer que vous n’allez pas entériner ou cautionner définitivement le hold-up électoral du Général-Président
IDRISS DÉBY. Vous dirigeants de la France et représentants du Peuple,
vous qui êtes sensés représenter le pays des Droits de l’Homme, les défenseurs
de la démocratie universelle, les héritiers de cette France du siècle des Lumières,
il serait un devoir et droit pour vous d’assister le peuple tchadien en danger de
mort, car il refuse la dictature et veut instaurer la démocratie. Le 28 Mai 2001, furent proclamés les résultats du premier tour de l’élection présidentielle pseudo démocratique du 20 Mai: Le Général-Président et Dictateur IDRISS DÉBY s’est autoproclamé Président du Tchad avec 67,35% (après une semaine de tricherie) contre les 6 autres candidats. Selon
les sources dignes de foi, émanant de certains observateurs nationaux , internationaux
et nombre de membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante ( CENI ), le Député YORONGAR a remporté la présidentielle dès le premier
tour avec plus de 52% des voix. La démission de 8 Membres de la CENI dont son vice-président, pour cause de fraudes, peu de temps avant la proclamation des résultats et ainsi que leurs déclarations sur Radio France Internationale (RFI), témoignent si besoin est, de la cuisante défaite du dictateur IDRISS DÉBY. Mesdames, Messieurs, les Dirigeants Français, le Peuple
Tchadien, supplicié et victime depuis
10 ans des affres de la dictature de DÉBY, ne voterait jamais pour lui. Ce pourcentage de 67,35% est une escroquerie. De plus, d’autres conditions objectives nationales ne permettent nullement un tel score
de DÉBY et moins
encore une victoire au premier tour face
aux 6 candidats de l’opposition: - Les circonscriptions électorales
les plus peuplées du pays qui totalisent les 2/3 de l’électorat (les deux Logones,
la Tandjilé, le Moyen-chari et le Mayo-Kebbi), ont plébiscité le Député
NGARLÉJY YORONGAR . - Les circonscriptions électorales du Ouaddai géographique et celles du
Nord, prétendues “ fiefs ” du Général Déby, ont massivement voté pour le candidat Ibni. L’électorat de
Déby est donc réduit en peau de chagrin.
- Jamais dans l’histoire dramatique
de notre pays, un régime n’a été si loin dans la barbarie humaine, comme celui
du Général-Président IDRISS DÉBY alors
chef d’État-major des armées. Selon la
commission internationale sur les crimes de l’ancien Président HISSENE HABRÉ, 40.000 Tchadiens
furent assassinés par les forces de l’ordre
dirigées personnellement par l’actuel Président IDRISS DÉBY. Le volumineux rapport de la mission
d’enquête du 12 au 23 juillet 1991 de Jean-Paul JEAN pour le compte de la Fédération internationale
des droits de l’Homme ( FIDH ), donne des
détails précis sur ces crimes. Selon le journal Alwihda, à ces morts viennent s’ajouter plus de 25.000 autres depuis le 1er décembre 1990, date à laquelle Idriss Déby a pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’état militaire et aidé par l’armée française au Tchad (Dossier Noir de la politique africaine de la France N°13 éd, L’Harmattan Paris, 1999). -
Jamais notre pays n’a connu un régime si incompétent, corrompu,
corruptible et doué d’une malhonnêteté proverbiale. À ce triste palmarès de la bassesse humaine, viennent
se greffer d’autres défauts telle que la moralité douteuse : viols, gangstérisme,
pillage des Masses Populaires, détournements des deniers et biens publics, adepte
de la délinquance financière internationale (fausse monnaie, narco-trafiquant…). Ces faits gravissimes sont dénoncés par François Xavier VERSHAVE dans son
ouvrage « Noir Silence » (éditions Les Arènes, Paris 2000) et pour lesquels
les trois Dictateurs-Présidents africains, épicentre du réseau mafieux de la Francafrique (Déby
du Tchad, Sassou du Congo-Brazzaville et Bongo du Gabon ) ont porté plainte contre
l’auteur et l’éditeur pour diffamation de chefs d’états étrangers. Cependant, heureusement, ce crime de lèse majesté ne fut pas
retenu par la 17èmeChambre correctionnelle de Paris, et les illustres plaignants furent déboutés le 25 Avril 2001. Un second ouvrage du même auteur et éditeur intitulé « Noir Procès » vient de
paraître. Il relate les témoignages de deux Tchadiens, anciens proches collaborateurs
de Déby, qui décrivent avec de forts détails croustillants, leurs participations
aux massacres, aux trafics de drogues en passant par le faux monnayage…, le tout
sous l’ordre et pour le compte personnel de Déby , ont-ils affirmé. - Jamais dans l’histoire de notre
pays, la fracture sociale, l’injustice, le régionalisme, le tribalisme et l’éthnicisme,
n’ont connu un telle propension. Ils sont érigés en système de Gouvernement. - Jamais les Masses Populaires
n’ont connu une telle paupérisation (maladies, analphabétisme, famine…)
avec pour conséquence une déshumanisation de la société. -
Jamais
notre pays n’a été gouverné avec une telle brutalité sauvage, une telle coercition :
les Droits de l’Homme sont systématiquement
violés. - Le régime n’a gouverné que
par le mensonge, l’imposture et la violation
systématique de tous les accords et engagements contractés. - Jamais un régime n’a autant déshonoré tout un peuple. Cette liste macabre est loin d’être exhaustive. En
effet, tous les rapports d’Amnesty International sur le Tchad depuis 1990 fournissent
une riche littérature sur les crimes du
Général-Président Déby. D’autres sources indépendantes comme celle du Pasteur
suisse, Roland Hammel, dans son témoignage « Tchad : sait-on vraiment
ce qui se passe ? » dans l’hebdomadaire Jeune Afrique N°1855 du 24 au
30 Juillet 1996, mérite d’être lu. Son récit suscite de la répugnation
et corrobore cette thèse de crime contre l’humanité dont est coupable le Général-Président
IDRISS DEBY. Mesdames, Messieurs les dirigeants français, comme
en 1996, votre pays a financé la présente élection présidentielle et ce, malgré
les mises en garde et toutes les observations des Associations des Droits de l’Homme,
des Partis Politiques de l’opposition qui ont dénoncé en leur temps la préparation
de ces fraudes à grande échelle. La réélection de Déby et les crimes commis sont donc partagés par votre pays. Cette responsabilité est d’autant plus engagée que la France dispose d’une base militaire importante au Tchad d’une part, et que d’autre part, elle équipe , entraîne et conseille la garde présidentielle, unité d’élites de l’armée, véritable machine à broyer les vies humaines. Comment un pays démocratique comme la France continue d’appuyer une dictature sanguinaire contre les 6 candidats de l’opposition civile ? Et pourtant ces derniers ont choisi la voie pacifique des urnes. La France s’est opposée à plusieurs reprises lors des assemblées de la commission des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, d’inscrire le Tchad en procédure d’urgence. Ce qui a permis jusqu’à ce jour au régime du Général Déby d’échapper à la condamnation. Il y a quelques mois, la France a débloqué plusieurs millions d’aide pour moderniser le système de communication des forces de sécurité (Gendarmerie). Il est évident que cette modernisation servirait à mieux verrouiller le territoire et à mater toute velléité de contestation.
Depuis cette forfaiture de hold-up électoral au Tchad, la classe politique
française s’est enfermée dans un mutisme. Ce silence équivaut à un consentement donc à une carte
blanche accordée au régime du Général-Président IDRISS DÉBY à assassiner, à violer, à détourner les deniers
publics, à poursuivre son trafic de drogues,
blanchiment d’argent et de fausses monnaies. Selon certaines sources émananant du Tchad, l’Ambassade de France à N’Djaména
aurait envoyé un message au consulat de Moundou (Sud du Tchad) pour donner l’ordre
de ne pas chercher à cacher les tchadiens recherchés par les forces de l’ordre.
Cette non assistance à personne en danger équivaut à une participation aux crimes de Déby. Il est incompréhensible qu’un gouvernement démocratique comme celui de la France, qui prêche la démocratie à tout vent, puisse être l’allié, le parrain et ami d’un régime dictatorial, adepte de la délinquance financière internationale. Cela déshonore et discrédite incontestablement, vous, Mesdames et Messieurs, descendants de cette France des Droits de l’Homme et des Grands Humanistes. La Gauche qui se réclame de la «génération morale» donc par essence est favorable
à la libération des peuples, a en pratique, fait le contraire. Au demeurant rappelons
que pour le Tchad, c’est bien le Gouvernement socialiste de Mitterrand
qui a décerné le brevet d’honorabilité au dictateur
Habré en l’invitant à ses côtés lors de la cérémonie du 14 juillet 1987. Dans son ouvrage «Les blancs sont partis… », l’ancien
Premier Ministre Pierre Messmer, a écrit que la somme de toutes les interventions
militaires françaises en Afrique sous la Gauche, est supérieure à celle de toutes
les interventions militaires sous les
gouvernements de droite réunis. Cette macabre performance jette de l’opprobre sur cette
Gauche, les Socialistes qui se réclament
de la « génération morale ». Nous souhaiterions que le Premier Ministre LIONEL JOSPIN, candidat potentiel du Parti
Socialiste à la Présidentielle de 2002 et ainsi que les autres se prononcent sans
ambages en condamnant officiellement ce hold-up électoral et aident les tchadiens
à recouvrer la démocratie par des actions concrètes contre la
tyrannie du Général-Président Déby. Mesdames,
Messieurs, les députés et sénateurs, en votre nom, des crimes sont commis dans
les pays africains par vos gouvernements successifs. Nous, victimes qui avons
vu nos sœurs, mères, violées ou massacrées, nos frères, nos parents, amis , enfants,
bébés, vieillards, spoliés, assassinés ou subir des traitements dégradants et
humiliants, souhaiterions que vous, élus
du peuple français, puissiez interpeller le gouvernement sur cette politique à
la Rwandaise, déguisée sous sa version démocratique, insidieuse, cependant tout
autant criminelle: le sacre du Général IDRISS DÉBY par les élections
truquées couvertes par votre pays. Le Peuple Tchadien vient d’exprimer massivement son
rejet de ce au régime sanguinaire par les urnes. Cependant, hélas, votre Gouvernement
a jugé notre peuple indigne et immature pour la démocratie. Il est évident que
sans le soutien politique, économique, financier et militaire de la France au
régime tchadien, ce dernier serait balayé en quelques jours par la révolte populaire.
Selon les observateurs neutres internationaux, l’organisation
de cette présidentielle est entachée dès le départ d’irrégularités monstrueuses :
recensement sélectif (à titre d’exemple, citons le cas des Tchadiens
opposants ou supposés qui ont été rayés
sur la liste électorale par l’Ambassadeur et la CENI à Paris malgré nos vives protestations…), votes
multiples, votes des mineurs (par exemple celui d’une fillette Yeskié Adié détentrice
d’une carte d’électeur n°0707, n°de série 2297774 à Moussoro ou mieux encore,
du mineur Abakar Guihini, vice-président du bureau de vote au quartier Béchir
II de Moussoro), bourrages des urnes, intimidations, tabassage des militants de
l’opposition (cas de Mr Néotobaye Bidi Valentin, président d’un parti de l’opposition
PAP/JS, qui a reçu une flèche à la poitrine pour avoir mené la campagne du candidat
favori, le Député Ngarléjy Yorongar, président d’un parti d’opposition FAR-Parti
Fédération. Au demeurant, nous vous rappelons que ce dernier fut
embastillé plus de 10 fois en dix ans de pouvoir du Général-Président Déby pour
son opposition implacable au système mafieux
de ce gouvernement. Il a subi d’atroces tortures et est marqué à vie. Mr Burkinébé, président de l’Union des Syndicats du
Tchad (UST), Mr Ngatoguiam Ngarbaye,
secrétaire adjoint de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) et Mr Sayam Soulassidé de
l’Association Tchadienne pour la Non Violence (ATNV), ont tous été assaillis sous
un déluge de coups par les partisans du Général-Président Déby. Cette meute fut dirigée par Mr Oumar Boukar, Secrétaire d’État à la fonction publique, qui a ouvert
le bal en assenant le premier coup de poing à Mr Boukiré puis a ordonné aux gendarmes
de continuer les sévices dans les locaux de la police. Les trois suppliciés, membres
des observateurs nationaux, alertés de la distribution frauduleuse de nouvelles
cartes d’électeurs par le monsieur le ministre-boxeur, s’étaient rendus sur les
lieux pour en faire le constat. Ils ont fini malheureusement par un séjour médical
aux urgences. Le 28 Mai 2001, les 6 candidats de l’opposition ont
été arrêtés lors d’une réunion de travail, interrogés dans les locaux de la police
pendant une heure, puis relâchés. Le public massé au cours de cette interpellation,
recensa 4 morts dans son rang sous les balles des militaires. Des arrestations
massives ont été opérées au sein des militants de l’opposition dans tout le pays. Ce matin 30 Mai 2001, les six candidats de l’opposition à l’élection présidentielle et leurs directeurs de campagne respectifs ont été arrêtés et seront déférés au parquet. Mesdames, Messieurs les Dirigeants Français, votre pays continuera t-il
à être complice en fermant les yeux sur les crimes du Général-Président Déby ? Souvenez-vous de ces jeunes Tchadiens, arrachés de leur pays, enrôlés dans l’armée coloniale et qui ont libéré la France occupée par les Nazis ? Les descendants de ces braves chairs à canons sont-ils devenus si dangereux et ennemis de votre pays à tel point qu’il fallait organiser leur extermination systématique ? Au niveau des institutions internationales (FMI et BM), leur
complaisance et soutien au dictateur Déby sont sans faille. En effet, quelques
48 heures avant le premier tour, elles ont accordé au Tchad de millions de dollars et ont admis le Tchad
au sein des pays pauvres très endettés (PPTE). Rappelons
que les mêmes institutions ont rejeté cette candidature du Tchad il y a un mois
auparavant pour cause de mauvaise gestion ( les 25 millions de dollars du bonus
pétrolier destinés à l’éducation et à la santé furent utilisés pour acheter des
armes de guerre). Le 24 Mai 2001, le FMI et la BM ? sûrs de la victoire
fraudée de leur poulain, ont accordé une remise de dette de 260 millions de dollars. Mesdames, Messieurs, le Peuple Français a rejeté le gouvernement de Pétain imposé de l’extérieur par l’Allemagne Nazie. Il lui a opposé une résistance armée pour se libérer et instaurer la démocratie. C’est de la légitime défense. Au nom de ces même principes et droits que vous avez éprouvez, nous exigeons de nous reconnaître
ce même droit : celui de choisir librement notre président. Depuis le 28
Mai 2001, le Président légitime du Tchad démocratiquement élu, est le Député
NGARLEJY YORONGAR. Toute tentative de nous imposer Déby sera considérée comme une déclaration de guerre et mis en échec par tous les moyens dont le peuple mettra en œuvre. La résistance, la violence légitime qui suivraient, ne seraient que l’instinct de survie face au génocide pratiqué depuis 10 ans par le Général Déby. Les auteurs ou complices du Général Déby qui s’opposent
au droit du peuple tchadien à disposer de son avenir, assumeraient les lourdes
conséquences de cette tragédie humaine face à l’histoire. En désespoir de cause et d’être entendu, notre peuple
assurerait sa légitime défense. Se défendre contre la tyrannie, c’est aussi le droit
élémentaire de l’Homme. Faire l’apologie de la passivité dans de telles circonstances,
c’est être coupable de ce génocide. L’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) exige : - la libération immédiate et sans conditions des 6 leaders politiques arrêtés (Yorongar, Kebzabo, Ibni, Alingué, Kasiré, Kamougué) et ainsi que leurs militants. - le respecter par les institutions internationales (OUA, ONU, UE, FMI et Banque Mondiale) et notamment les bailleurs de fonds (USA , FRANCE ), la volonté de notre peuple : c’est à dire reconnaître le Président NGARLEJY YORONGAR comme Président légitime du Tchad démocratiquement élu. - de mettre en quarantaine ce régime mafieux du Général-Président Idriss Déby et le contraindre à céder le pouvoir à son titulaire légitime. - de geler le projet pétrole jusqu’à la prise de pouvoir par le Président démocratiquement élu. - de tout mettre en œuvre afin de traduire en justice Hissène Habré et ainsi
que son ancien chef d’État-Major le colonel IDRISS DEBY, coupables
de 40.000 morts, 54.000 arrestations arbitraires
et 80.000 orphelins dont les parents ont été sommairement exécutés entre 1980 et 1990, - de restituer au Tchad , tous les biens matériels, financiers et autres pillés par Idriss Déby son clan et les dignitaires du régime, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les
Députés et Sénateurs, nous osons encore espérer que les cris de désespoir et de colère du Peuple Tchadien sont entendus et que cette injustice qui lui
a été imposée, cesse. Ainsi, disparaîtront les rancœurs pour qu’enfin naisse, des relations saines,
dignes et humaines entre nos deux Peuples et Etats. Veuillez agréer,
Monsieur le Président, Monsieur le Premier
Ministre, Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs, l’expression de notre
considération distinguée et ainsi que celle de nos remerciements anticipés. Pour l’ACTUS (Action Tchadienne pour l’Unité et
le Socialisme) Le
Secrétaire Général
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