Réunion de la Communauté tchadienne de Paris

Samedi 5 juin 2004

 

 

COMPTE-RENDU

 

 

Sur l’initiative du Comité de Réflexion et d’Action pour la paix au Tchad, la Communauté tchadienne s’est réunie en assemblée générale le samedi 5 juin 2004 à Paris. Au cours de cette rencontre, les participants (représentants de partis politiques, étudiants, journalistes, militants associatifs…) ont examiné deux points à l’ordre du jour :

 

-         la date de la manifestation commune de la diaspora tchadienne contre le coup d’Etat Constitutionnel perpétré par le régime en place au mépris de toutes considérations démocratiques ;

-         examen des textes de base de l’action commune,

 

Concernant le premier point, il est ressorti des discussions une appréciation positive de ce projet d’action commune avec les autres compatriotes de la diaspora. Ainsi, la date du 19 juin 2004 est retenue à l’unanimité pour la manifestation devant les représentations diplomatiques tchadiennes en Europe, en Afrique et en Amérique. Manifestation au cours de laquelle, une délégation remettra une lettre à l’ambassadeur du Tchad.

 

Abordant le deuxième point, la réunion a décidé de mettre en place un petit comité de trois personnes, mandaté pour réécrire la lettre (à Déby) de façon concise (1 page) pour exprimer notre refus à la révision constitutionnelle. Un texte rappelant les engagements non-respectés du président de la République. Bien entendu, certains compatriotes appuieront le comité avec des amendements, comme ils s’y sont engagés pendant la réunion. Il a été retenu, en plus, l’idée de rédiger un texte expliquant la situation politique au Tchad, un communiqué de presse destiné aux médias et une lettre aux partenaires au développement du Tchad (Union européenne, Banque Mondiale, FMI), au secrétaire d’Etat français à la Coopération, au Président Jacques Chirac, aux parlementaires tchadiens et français. En France, la décision est prise de dérouler, cette semaine, la stratégie média. Notamment en faisant la publicité de notre action dans les radios.  

 

Lors de cette réunion, un troisième point non moins important a été évoqué : la pérennisation des actions de la diaspora tchadienne. Alors, question : ne pouvons-nous pas créer à l’extérieur du pays une structure capable de prendre en charge – de façon durable- les préoccupations politiques des Tchadiens ?

Le Comité de Réflexion et d’Action

pour la Paix au Tchad

Paris